Helptonikon – le lexique2018-04-16T17:01:02+00:00

Nachschlagewerk

Im Nachschlagewerk findest Du diverse Begriffe und deren Erklärungen. Es dient dem schnellen Auffinden von Antworten zu spezifischen Fragestellungen. Findest Du etwas nicht, dann sende bitte einfach eine E-Mail an uns.
 

ABCDE2018-04-16T17:01:17+00:00

Examen du patient selon le schéma ABCDE. Lorsque tu rencontres un problème à une certaine lettre, tu dois le régler avant de passer à la lettre suivante.

Airway & Spine Control (Voies respiratoires et colonne vertébrale)

Contrôler les voies respiratoires. Si la respiration du patient est bruyante (râle), incliner légèrement la tête en extension afin de libérer les voies respiratoires.

Evaluer s’il est possible que la colonne vertébrale ait pu être atteinte. La stabiliser si nécessaire avec attelle de la nuque.

Breathing (Respiration: poumons, cage thoracique)

Contrôler la respiration. Estimer la fréquence respiratoire (norme: 12-20/min) et observer la cage thoracique (se soulève-t-il et s’abaisse-t-il ?). Le patient respire-t-il profondément ou superficiellement?

Palper la cage thoracique à la recherche d’éventuelles lésions.

Circulation (Coeur)

Voir si le patient a de grosses blessures. Arrêter les saignements externes à l’aide d’un pansement/bandage compressif. Estimer la présence d’un saignement interne et voir si des traces de contusions sont observables.

Prêter attention à la peau du patient (pâle, bleutée, rouge ? transpirante ?)

Disability (Conscience: Cerveau)

Evaluation de l’état de conscience. Lorsque le patient ne répond pas à l’appel, essayer de le réveiller en le stimulant par la douleur (pincer le bras/frotter fermement le sternum).

Si aucune réaction n’est notable après la stimulation par la douleur, tourner le patient en position latérale de sécurité et continuer passer au point E.

Exposure & Environment ( Exposition & Environnement)

Examiner d’autres situations à risque vital (p.ex. blessures dans le dos).

Protéger le patient contre l’hypothermie – au plus simple grâce à une couverture de survie (Ferrero Rocher : le côté argent vers l’intérieur/vers le patient).

DAE Défibrillateur Automatisé Externe2018-04-16T17:01:17+00:00

Un défibrillateur automatisé externe (DAE, ou « défi ») est un appareil médical servant au traitement de perturbations d’un rythme cardiaque défibrillable par l’administration de chocs électriques. Contrairement aux défibrillateurs utilisés dans les services d’urgences ou dans les cliniques, les DAE ont une conception et fonctionnalité adaptées aux sauveteurs non-professionnels.

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Réaction allergique2017-03-22T21:43:17+00:00

Allergies

INTRODUCTION

Une allergie n’est rien d’autre qu’une réaction de rejet du corps.

Le corps contient une certaine substance naturelle et inoffensive contre les dangers et initient une réaction immunitaire à leur rencontre.

En principe, n’importe quelle substance peut agir comme « allergène » (élément déclencheur), mais certaines sont plus fréquentes (p.ex. les poils d’animaux, certains aliments comme les arachides ou les insecticides, les acariens ou le pollen).

Le taux d’allergies augmente constamment dans les pays occidentaux. On ne trouve aucune explication claire à ce phénomène. Ce qui est sûr, c’est qu’il y a un lien entre une hygiène en hausse et l’augmentation des allergies.

SYMPTOMATIQUE

Symptômes généraux lors d’une réaction allergique:

  1. Inflammation des muqueuses (Conjonctive oculaire, rhume des foins) accompagnée d’autres réactions liées : écoulement nasaux, yeux larmoyants, etc.
  2. Démangeaisons
  3. Rétrécissement des voies respiratoires, asthme
  4. Eruptions cutanées et gonflement des tissus muqueux
  5. Problèmes digestifs (surtout lors d’allergies à des aliments ou des médicaments)
  6. Peut aller jusqu’à un choc anaphylactique

Un choc anaphylactique est la réaction la plus violente du corps contre les allergènes. Certaines cellules immunes de notre corps libèrent une armée de substances (entre autres, les histamines) afin de se débarrasser de l’ennemi.

L’énorme libération d’histamine entraîne une dangereuse dilatation des vaisseaux. S’en suit une baisse de la pression artérielle. Pour compenser, le cœur augmente son rythme de contractions sans pour autant arriver à compenser l’effet. Il peut y avoir un risque d’arrêt cardiaque !

Plus de détails sur les allergies les plus courantes, y compris la thérapie, peuvent être trouvés ici:

  1. Allergie aux piqûres d’insectes (surtout guêpes/abeilles)
  2. Allergie aux acariens de poussière
  3. Allergie et intolérances alimentaires

PROPHYLAXIE

Chez les nouveau-nés, qui n’ont pas encore un système immunitaire totalement développé, donc pendant la grossesse, ainsi que lors des premiers mois après la naissance, la maman sert de protection au bébé, notamment grâce au lait maternel.
Pour se faire, elle ne doit pas fumer pendant la grossesse, allaiter son bébé du 4 au 6ème mois et commencer les aliments pour bébé si possible dès le 6ème mois.

Alcool2017-03-24T14:26:23+00:00

Par intoxication à l’alcool grave, on entend une prise d’alcool unique et excessive. Cela influence surtout l’état de conscience et d’autres fonctions importantes du corps et peuvent mener, dans le pire des cas, à la mort.

SYMPTOMATIQUE

Les symptômes dépendent du taux d’alcool dans le sang (pour mille). Ils peuvent se manifester sous forme de désinhibition, de légère agressivité, de troubles de l’élocution, troubles de coordination, troubles de la vue, trous de mémoire, vomissements jusqu’à la perte de conscience, le comas et l’arrêt cardiaque.

THÉRAPIE

La mesure la plus importante à prendre est de maintenir une respiration et une circulation. Une surveillance médicale est de ce fait indispensable.

On en distingue l’alcoolisme chronique. Dans ce cas, la consommation prolongée et répétée d’alcool cause de graves dommages aux organes.

Sevrage d’alcool

Les symptômes d’un sevrage chez les malades alcooliques chroniques peuvent fortement varier selon les patients et se manifestent le plus fortement 24 heures après la dernière consommation d’alcool. Une crise d’épilepsie peut se manifester après 48 heures.

SYMPTOMATIQUE

Les signes typiques sont l’agitation et la peur, mais aussi les hallucinations, frissonnements, sudations, difficultés à s’exprimer, sentiment de faiblesse, pouls élevé, nausée, vomissement et diarrhée.

THÉRAPIE

Lors de symptômes graves, la consommation d’alcool doit être stoppée. Une surveillance médicale peut s’imposer si l’on observe une péjoration.

Anévrisme2018-04-16T17:01:16+00:00

Le terme « anévrisme » vient du Grec et signifie « élargissement », on parle donc d’évagination d’une artère, à cause d’un défaut dans la nature de la paroi vasculaire.

On peut imaginer un défaut dans un tuyau d’arrosage qui forme une bosse à cause de la forte pression de l’eau.

Si le tuyau explose, les plantes ne peuvent pas satisfaire leur besoin en eau et « s’assèchent » et l’on observe des dégâts d’eau à l’endroit où le tuyau a éclaté.

En principe, tous les vaisseaux risquent ce genre de lésion. Les grosses artères comme l’artère aorte ou les vaisseaux de la tête y sont nettement plus sensibles.

Une perte massive de sang peut mener à la mort ou à de graves dommages d’une partie du corps ou d’un organe par manque d’apport sanguin – c’est par exemple le cas pour le cerveau.

SYMPTOMATIQUE

Les symptômes typiques lors d’une rupture d’anévrisme sont des douleurs soudaines et très puissantes (maux de tête). La plupart des petits anévrismes ne montrent aucun symptôme ou uniquement lorsqu’ils rompent. On les découvre souvent par hasard lors d’un contrôle de routine.

Lors d’un anévrisme connu, il est nécessaire d’écarter le danger de rupture. On a établi deux modes de fonctionnement:

THÉRAPIE

  • Stopper le flux à l’aide d’attaches métalliques : « Clipping »
  • Boucher les fuites potentielles : « Coiling »
Angine de poitrine2017-03-24T14:34:36+00:00

L’angine de poitrine (angor) fait référence à une apparition brutale de fortes douleurs thoraciques déclenchées par une ischémie du cœur. L’angine de poitrine est le symptôme classique d’une maladie coronarienne.

CAUSES

Dans la plupart des cas, elle est causée par une maladie circulatoire sous-jacente à une sténose (rétrécissement) d’un vaisseau coronaire. Celle-ci résulte souvent d’une athérosclérose (sténose généralisée) mais des spasmes des vaisseaux sanguins coronaires peuvent se manifester lors d’une angine dite de Prinzmetal.

L’angine de poitrine est typiquement déclenchée à la suite d’un effort physique, d’exposition au froid ou d’un stress émotionnel. Un grand repas est également un déclencheur fréquent.

SYMPTOMATIQUE

Les symptômes de l’angine de poitrine peuvent se manifester de manières très différentes. La plupart des patients ne se plaignent pas d’une douleur lancinante locale mais plutôt d’un sentiment de malaise dans la région de la poitrine qui peut se manifester par

  • Une douleur accablante
  • Une pression
  • Un sentiment de lourdeur
  • Des brûlures
  • Un sentiment d’étouffer

L’inconfort peut irradier dans le dos, le cou, les épaules, ou même dans la zone de la mâchoire.

La douleur dure environ 1 à 5 minutes et est diminuée par administration/application de nitroglycérine. Des douleurs thoraciques courtes de quelques secondes ne sont en général pas signes d’une angine de poitrine.

Un infarctus peut provoquer une angine de poitrine forte et de longue durée, souvent accompagnées d’irradiations dans le bras gauche.

THÉRAPIE

  • Calme
  • Eviter le stress physique ou émotionnel intense
  • Administration d’oxygène
  • Médicaments (Aspirine)
  • Sédatifs
Asthme2018-04-16T17:01:15+00:00

INTRODUCTION

L’asthme est une inflammation chronique des voies respiratoires.

Les muqueuses sont particulièrement sensibles à des stimuli tels que l’effort, l’air froid, le stress psychologique, certains médicaments ou allergènes tels que les acariens de poussière et le pollen.

Si elles sont exposées audit stimuli, les voies respiratoires rétrécissent par des spasmes musculaires et gonflent. Une dyspnée (essoufflement) sous forme de crise survient alors.

Une crise peut durer de quelques minutes à plusieurs heures (plus rarement des jours). Les intervalles entre les crises peuvent varier considérablement selon leur gravité.

SYMPTOMATIQUE

Les symptômes typiques sont dus au fait que les voies respiratoires sont enflammées de façon permanente et donc hypersensibles. La dyspnée est plus fréquente le matin et le soir, après un effort physique, lors d’une infection respiratoire ou à l’exposition d’allergènes.

Souvent, on peut entendre une expiration sifflante. Par ailleurs, une production excessive de mucus provoque une toux. La respiration diminue lorsque le sujet est assis et qu’il peut reposer ces bras sur un support. De cette manière, il pourra utiliser ses muscles respiratoires de soutien (présents au torse, poitrine et une partie de la ceinture scapulaire). Entre les crises, les symptômes sont souvent totalement absents.

THÉRAPIE

Lors d’une attaque sévère ou si c’est la première fois que cela arrive, il faut consulter un médecin. Cependant, si l’asthme est connu et que le patient porte un inhalateur sur lui, celui-ci doit être utilisé.

Le patient doit rester au calme, loin de toutes nuisances comme la fumée de cigarette, l’air froid ou d’autres substances qui pourraient aggraver la crise.

Un traitement médicamenteux doit comporter des substances qui d’une part dilatent les bronches et d’autre part inhibent l’inflammation à long terme des muqueuses.

Selon la gravité, une dose d’inhalateur est suffisante pour obtenir un soulagement immédiat. Les comprimés ou même un traitement intraveineux sera considéré lors de cas plus graves, ainsi qu’une éventuelle respiration assistée.

Par étapes, la thérapie sera adaptée individuellement pour prévenir les attaques et atteindre un état aussi stable que possible entre les crises.

Différence entre crise d’asthme et hyperventilation

La crise d’asthme ne doit pas être confondue avec l’hyperventilation. Lors d’une crise, le temps expiratoire est considérablement prolongé. On peut entendre un sifflement lors de l’expiration. Les patients s’aident souvent de leur bras pour faciliter la respiration. Même si les asthmatiques sont habitués à leurs crises d’asthme, ils peuvent être pris de panique. En particulier lorsqu’ils n’ont pas leur inhalateur sur eux.

Lors d’une hyperventilation, les patients ont une respiration très rapide et peu profonde. Les inspiration et expirations sont à peu près de même durée. Les patients se montrent généralement paniqués. L’unique action que l’on peut faire est de calmer le patient par méthode du « Talking down ». On essaie de le sortir de son hyperventilation en utilisant des expressions telles que « Respirez tranquillement. Respirez tranquillement. Essayez de respirer très tranquillement. ». Mais attention car cela nécessite généralement beaucoup de patience.

  • Asystolie2017-03-24T14:41:05+00:00

    On entend par asystolie un arrêt de l’action mécanique et électrique du cœur qui, non-traitée, conduit à la mort en quelques minutes.

    L’asystolie peut être reconnue par une ligne plate sur l’ECG. D’autres symptômes sont l’absence de mouvements du cœur sur un échographie et l’absence de pouls. Ces derniers peuvent avoir d’autres causes.

    CAUSES

    Dans la plupart des cas, l’asystolie est précédée d’une fibrillation ventriculaire qui peut être déclenchée par exemple par une crise cardiaque. Cette asystolie secondaire n’est donc pas la cause, mais la conséquence d’un problème.

    Une asystolie dite primaire survient dans seulement 20% des cas environ. Elle est généralement causée par l’arrêt de la fonction du nœud sinusal et des centres d’excitation subordonnés sous-jacents du cœur.

    THÉRAPIE

    Un massage cardiaque avec ventilation (RCP) doit être effectué jusqu’à un traitement poussé par les services médicaux d’urgence. De plus, l’utilisation d’un stimulateur cardiaque peut être nécessaire.

    Une défibrillation ne peut pas – contrairement à ce que les séries télévisées médicales semblent suggérer – traiter l’asystolie. Pour que cela fonctionne, une activité cardiaque irrégulière doit être détectée, afin de la rectifier. L’adrénaline est élément de la thérapie médicamenteuse.

    Détresse respiratoire2018-04-16T17:01:15+00:00

    Obstruction des voies respiratoires

    INTRODCUTION

    La détresse respiratoire (dyspnée) a de nombreuses causes. Une dyspnée soudaine peut être causée par une obstruction des voies aériennes par un corps étranger ou une inflammation des voies respiratoires.

    SYMTPOMATIQUE

    • Difficulté flagrante à respirer
    • Forte toux soudaine
    • Sifflement respiratoire
    • Respiration superficielle et rapide
    • Décoloration bleuâtre des lèvres / doigts
    • Dégradation de l’état mental

    PREMIERS SOINS

    • Ecarter les facteurs interférents (comme pour la réaction allergique/l’asthme)
    • Alarmer le 144
    • En cas d’ingestion: coup dans le dos; patient épuisé: manœuvre de Heimlich (vidéo en allemand) perdu connaissance : compressions thoraciques

    CAVE

    • Les enfants sont particulièrement vulnérables car leurs voies respiratoires sont étroites. Le plus petit signe de détresse respiratoire doit être considéré et 144 doit être immédiatement alerté.
    • Si la manœuvre de Heimlich a été conduite, le patient doit aller faire un contrôle à l’hôpital. La force utilisée contre les organes abdominaux ont peut-être causé des blessures internes voire une hémorragie.
    Elongation des ligaments2018-04-16T17:01:17+00:00

    Cheville supérieure

    Trois ligaments stabilisent l’extérieur de la cheville supérieure. Une élongation ou une déchirure des ligaments font partie des blessures de la cheville liées au sport les plus fréquentes. Dans 90% des cas, c’est à cause du pied qui s’est tordu, ce qui a distendu les ligaments externes.

    Les élongations des ligaments sont souvent conséquence d’un coup, d’une chute ou d’un faux pas, tout comme les déchirures des ligaments. La plupart ne sont pas des blessures graves et n’ont pas de conséquences durables.

    SYMPTOMATIQUE

    Durant le sport, presque toutes les blessures fermées du système musculo-squelettique sont accompagnées par un saignement dans le tissu affecté – il se forme un hématome (ecchymoses).

    D’autres symptômes:

    • Apparition immédiate, douleurs les plus fortes juste après l’accident
    • Asthénie, incapacités, sentiment d’instabilité dans l’articulation lors de la mobilisation
    • Gonflement, sensibilité à la pression

    PREMIERS SOINS

    Objectif principal du traitement : réduction de la douleur et du gonflement et préparation à la mobilité en vue de pouvoir marcher à nouveau.

    Les premiers traitements, qui devraient être réalisés si possible sur le lieu de l’accident, selon le schéma « PECH » :

    P Pause – Interruption du sport immédiate
    E Eis = Glace – Refroidissement du site lésé, pour autant que cela ne soit pas une plaie ouverte. Attention : ne pas appliquer la glace directement sur la peau, ce qui risque de provoquer des gelures.
    C Compression – Bandage compressif pour empêcher le gonflement, doit être vérifier régulièrement.
    H Hauteur – Surélever le membre lésé. La circulation du sang et du liquide d’inflammation est facilitée lorsque surélevé (surtout dans les bras, jambes).

    Ventre2017-03-24T14:58:39+00:00

    Les problèmes du tractus gastro-intestinal, des reins et des voies urinaires sont mentionnés dans « abdomen », où l’on peut également découvrir des informations générales sur les maladies en médecine interne et d’urgence, ainsi que sur affections mineures de tous les jours.

    1. Appendicite
    2. Diahrrée
    3. Grossesse extra-utérine
    4. Infection urinaire
    5. Coliques
    6. Problèmes menstruels
    7. Calculs rénaux
    8. Nausée
    Ventilation2017-03-24T15:01:14+00:00

    Si tu es au clair avec la réanimation et que tout est organisé, tu peux te pencher sur la ventilation. En cas d’arrêt cardiovasculaire, tu as moins de 2, maximum 3 minutes pour arriver à cette étape.

    Si tu te sens prêt à le faire, la ventilation devient essentielle. Après toutes les 30 compressions, on insuffle 2 fois. On reprend immédiatement les compressions jusqu’à ce que le défi donne l’instruction de s’arrêter.

    Pour pouvoir ventiler le patient, il faut que sa tête soit légèrement inclinée en extension, afin d’écarter la langue des voies respiratoires. On insuffle une fois. La meilleure position pour ce faire est une insufflation bouche à nez. On peut aussi faire du bouche à bouche si cela semble plus simple. Il est encore plus facile d’utiliser un respirateur qui insuffle de l’air simultanément dans la bouche et dans le nez du patient.

    Lorsqu’on insuffle, on observe la poitrine du patient qui doit se soulever légèrement.

    Fracture du bassin2018-04-16T17:01:15+00:00

    Une fracture du bassin est une fracture des os du bassin osseux. Elle se produit généralement dans des accidents de la circulation ou des chutes. Souvent, l’articulation de la hanche est impliquée (fracture de l’acétabulum). Des hémorragies internes lors d’une fracture du bassin peuvent sont mortelles.

    SYMPTOMATIQUE

    Autre des ecchymoses et des hématomes, on peut observer une asymétrie pelvienne dans la région périanale et inguinale. De plus, la circulation, motricité et sensibilité peuvent être perturbées. Lors de lésions des vaisseaux ou des nerfs, on peut trouver des saignements dans les organes génitaux et l’anus. De fortes douleurs dans la région pelvienne est le principal symptôme dont le patient se plaint.

    Perte de conscience chez l’adulte2018-04-16T17:01:15+00:00

    Perte de conscience / Problème de circulation sérieux

    Bewusstseinsstoerung-erwachsene

    Le corps est un système. La circulation et la sensibilité sont deux éléments clefs de ce système. Ils sont d’ailleurs liés l’un à l’autre. Les causes de troubles de la circulation et/ou de la sensibilité sont multiples : lésions, intoxications, maladies ou carences.

    Les symptômes sont

    • Vertiges
    • Confusion
    • Perte de connaissance
    • Malaise
    • Teint pâle

    Premiers soins

    • Décider si appel 144
    • Sécuriser le patient (l’asseoir, le coucher ; en cas de forte cinétique (suspicion d’atteinte du rachis : ne pas mobiliser le patient et prise en attelle de la nuque.)
    • Une personne inconsciente qui ne respire pas : compressions thoraciques et installation du DEA (ventilation pas prioritaire)
    • Personne inconsciente, après forte cinétique, respire : ne pas mobiliser, sécuriser la nuque
    • Personne inconsciente, sans cinétique dangereuse pour le rachis, respire : PLS (position latérale de sécurité)
    • Suspicion d’hypoglycémie : administration de sucre sous la langue ou sur la gencive (sucre en poudre, gel sucré)

    A noter

    Une perturbation de l’état de conscience est toujours une urgence. Il faut donc immédiatement et dans tous les cas demander un avis médical professionnel. Les positions d’immobilisation ne sont jamais confortables. Un troisième infarctus cardiaque n’a pas ou peu de symptômes, comme par exemple un simple malaise. Par conséquent, une personne se plaignant d’un malaise et qui a plus de 40 ans nécessite un avis médical professionnel.

    Approfondissement

    Perte de conscience chez l’enfant2018-04-16T17:01:15+00:00

    Bewusstseinsstoerung-kind

    Les perturbations de la conscience peuvent avoir différentes causes sous-jacentes chez les enfants et les adolescents. Par exemple fièvre, hypoglycémie, méningite, insolations, coups de chaleur, etc. D’autres causes peuvent inclure des lésions cérébrales traumatiques ou d’intoxication. Chez les adolescents, ne pas oublier une consommation éventuelle d’alcool ou de drogues. La « variante maximale » d’un trouble de la conscience est l’inconscience.

    Les symptômes sont

    • Confusion
    • Somnolence
    • Vertiges, apathie
    • Nausée, vomissement lors d’intoxication
    • Inconscience : pas de réponse à un stimulus douloureux

    Premiers secours

    • Décider si appel 144
    • Coucher l’enfant
    • Enfant inconscient qui respire normalement : PLS (position latérale de sécurité)
    • Nourrisson : position couchée avec la tête inclinée et légère hyperextension
    • Si suspicion d’hypoglycémie : administration de sucre
    • Si suspicion d’insolation : amener l’enfant à l’ombre, lui refroidir la tête et le cou
    • Surveillance continue de la respiration
    • Enfant inconsciente, après forte cinétique, respire : ne pas mobiliser, sécuriser la nuque

    A noter

    Une perturbation de l’état de conscience est toujours une urgence. Il faut donc immédiatement et dans tous les cas demander un avis médical professionnel.
    En cas d’état inconscient avec une hypoglycémie possible: donner du sucre dans les bajoues sous forme de gel ou poudre.
    En cas d’état inconscient sans respiration, commencer une procédure de réanimation immédiatement.

    Approfondissement

    Cystite2018-04-16T17:01:15+00:00

    Infection des voies urinaires

    INTRODUCTION

    Les infections des voies urinaires sont fréquentes. Elles sont souvent provoquées par des bactéries intestinales qui remontent l’uretère et mènent à une inflammation de l’uretère ou de la vessie.

    Lorsque c’est l’uretère et/ou la vessie qui sont enflammés, on parle d’ « infection des voies urinaires inférieures ». Si l’irritant monte plus haut en direction des reins, on parle d’ « infection des voies urinaires supérieures ».

    Lors de malformation des voies urinaires, on augmente la chance d’infection par des calculs rénaux, de la vessie ou encore une apparition d’un diabète. Les femmes y sont plus sujettes, de par la courteur de leur urètre et par la proximité à l’anus. La fréquence d’infection augmente avec l’âge chez les hommes à cause de l’augmentation bégnine de la prostate, favorisant donc la stase urinaire et les infections des voies urinaires.

    SYMPTOMATIQUE

    Les syndromes typiques se limitent souvent à des problèmes lors de la miction : besoins pressant fréquents, sensation de brûlure, miction parfois douloureuse, coloration rougeâtre à cause de traces de sang dans l’urine. Un sentiment de baisse de l’état général, de fièvre et des douleurs dans le creux des reins sont des signes d’une infection des voies urinaires supérieures en direction des reins.

    THÉRAPIE

    Une infection bactériale peut être traitée par thérapie d’antibiotiques. Des infections récurrentes des voies urinaires sont fréquentes, surtout chez les jeunes femmes. Elles peuvent indiquer un manque d’hygiène, une utilisation excessive de lotions de lavage intime ou un apport hydrique insuffisant. On peut lutter contre ces infections récurrentes, comme les personnes connaissent leurs symptômes typiques, en leur conseillant plusieurs méthodes prouvées comme la boisson de thés et de canneberge.

    L’inflammation du bassinet rénal est une maladie compliquée. Elle se traite avec une thérapie intensive en antidouleurs et antibiotiques et peut conduire à une insuffisance temporaire ou même permanente de la fonction rénale.

    Appendicite2018-04-16T17:01:15+00:00

    INTRODUCTION

    Le caecum, en forme de sac, est le début du gros intestin. S’y attache ensuite l’appendice (appendix veriformis). Il se trouve environ au milieu de l’abdomen et peut être localisé en tirant une ligne de l’os pelvien au nombril. La position exacte varie évidemment selon les personnes.

    Sa taille est également variable : en moyenne, il mesure 5 à 8 cm de longueur et environ 0,5 cm de diamètre. Selon certaines sources, il pourrait mesurer jusqu’à 30 cm de longueur.

    La fonction de l’appendice a longtemps été controversée. Mais aujourd’hui on sait que le tissu qui compose l’appendice appartient au système immunitaire et joue donc un important rôle dans la réponse immunitaire à l’infection. Cependant, il n’est pas essentiel à la vie.

    Une inflammation aiguë de l’appendice, l’appendicite, est une maladie grave. L’énigmatique « maladie du côté », comme on l’appelait on Moyen Age, a pris de nombreuses vies et a été considérée comme incurable et mortelle.

    SYMPTOMATIQUE

    Une « appendicite typique » commence avec des maux de ventre diffus et des nausées. Quelques heures suffisent pour que se manifestent des douleurs sur le côté droit du bas ventre et une augmentation des nausées – le malade doit souvent vomir. La température corporelle peut augmenter jusqu’à 39°C. Le péritoine entier s’enflamme, ce qui se manifeste par de fortes vibrations.

    Si le caecum explose, tout le contenu du caecum se déverse dans la cavité abdominale, dont pu, liquide intestinal et bactéries intestinales. Cette situation est très dangereuse car l’inflammation peut se propager à l’intérieur du péritoine comme dans tout le reste du corps. Un diagnostique rapide est donc important pour programmer une ablation chirurgicale du segment de l’intestin touché.

    L’appendicite est fréquente et touche des personnes de tous âges, sexes ou origines.

    THÉRAPIE

    Si le caecum doit être retiré, on procède souvent par cœlioscopie – technique peu invasive qui ne laisse que de petites cicatrices et réduit le temps d’hospitalisation.

    BLS (Basic Life Support)2017-03-25T14:51:55+00:00

    Les mesures de base à appliquer lors d’un arrêt circulatoire afin d’assurer un apport en O2 aux organes vitaux. Celle-ci est pratiquée par des laïcs et des secouristes professionnels.

    Ces mesures suivent le schéma ABCD.

    Saignements chez l’adulte2018-04-16T17:01:15+00:00

    Saignement interne/externe important

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    Les saignements importants doivent toujours être arrêtés le plus rapidement possible. Les externes en appliquant une pression sur la blessure, les internes par intervention chirurgicale. Les saignements peuvent apparaître à cause d’un violent choc avec des objets pointus ou émoussés. Les saignements internes sont souvent invisibles plus longtemps.

    Les symptômes sont

    • Saignement externe abondant, parfois par jet
    • Maux de ventre
    • Vertiges, faiblesse
    • Troubles de l’état mental
    • Détresse respiratoire
    • Pâleur, frissons, sueurs froides

    Les premiers secours dans ce cas-ci

    • Bouger le patient le moins possible, le faire asseoir
    • Arrêter le saignement externe par application d’une pression sur la plaie
    • (Faire) lever le membre lésé
    • Appliquer une pression sur l’artère en aval
    • Appliquer un garrot
    • Avertir le 144
    • En cas de suspicion de saignement interne, organiser au plus vite une hospitalisation à l’aide des services ambulanciers

    A noter

    En cas de saignement externe important, l’arrêter immédiatement. Pour ce faire, on peut donner au patient un bout de tissus, papier ou compresse afin qu’il appuie lui-même avec sa main, avant de le faire soi-même avec des gants. Les saignements internes sont souvent difficiles à identifier. Un violent choc au thorax, au ventre ou au bassin doit éveiller les soupçons et faire avertir immédiatement le 144 afin d’organiser une hospitalisation rapide. La seule manière de soigner un patient qui saigne à l’intérieur est une intervention chirurgicale au bloc opératoire dans les temps.

    Approfondissement

    Saignements chez l’enfant2018-04-16T17:01:15+00:00

    Saignements internes et externes

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    Les saignements importants doivent toujours être arrêtés le plus rapidement possible. En raison d’un plus petit volume sanguin chez l’enfant, l’urgence est d’autant plus importante. Les externes en appliquant une pression sur la blessure, les internes par intervention chirurgicale. Les saignements peuvent apparaître à cause d’un violent choc avec des objets pointus ou émoussés. Les saignements internes sont souvent invisibles plus longtemps.

    Les symptômes sont

    • Saignement externe abondant, parfois par jet
    • Maux de ventre
    • Vertiges, faiblesse
    • Troubles de l’état mental
    • Pâleur, frissons, sueurs froides
    • Détresse respiratoire

    Les premiers secours dans ce cas-ci

    • Asseoir ou coucher l’enfant
    • Arrêter le saignement externe par application d’une pression sur la plaie
    • (Faire) lever le membre lésé
    • Appliquer une pression sur l’artère en aval
    • Avertir le 144
    • Appliquer un garrot
    • En cas de suspicion de saignement interne, organiser au plus vite une hospitalisation à l’aide des services ambulanciers

    A noter

    En cas de saignement externe important, l’arrêter immédiatement. On peut utiliser un mouchoir, tissus ou compresse en portant des gants ! Les saignements internes sont souvent difficiles à identifier. Un violent choc au thorax, au ventre ou au bassin doit éveiller les soupçons et faire avertir immédiatement le 144 afin d’organiser une hospitalisation rapide. La seule manière de soigner un patient qui saigne à l’intérieur est une intervention chirurgicale au bloc opératoire dans les temps.

    Approfondissement

    Don de sang2018-04-16T17:01:15+00:00

    Le don de sang est volontaire. On distingue:

    1. Don de sang complet: Pour ce faire, on prélève environ 500 ml de sang à partir d’une veine du coude. Ensuite, le sang est traité, conservé et analysé pour les agents pathogènes. Si le sang est en ordre, on en sépare les composants et les stocke dans une banque de sang.
    2. Don de sang autologue: Avant de subir une lourde opération où l’on perdra beaucoup de sang, on peut faire don de son propose sang jusqu’à quatre fois dans une période de 2 à 6 semaines avant l’intervention, pour pouvoir ensuite le re-transfuser pendant l’opération.
    3. Il est aussi possible de donner des éléments isolés comme les plaquettes. On réinjecte alors les éléments dont on a pas besoin au donneur.

    Toute personne de plus de 18 ans peut donner son sang, du moment qu’elle n’ait pas de problème de santé et qu’elle pèse plus de 50 kg. En Suisse, il est possible de donner son sang jusqu’à ses 75 ans.

    Une personne en bonne santé peut théoriquement donner 500 ml de sang tous les deux mois. En Suisse, les hommes peuvent donner tous les trois mois, les femmes tous les quatre mois.

    Lors d’une transfusion sanguine, rares sont les cas où le patient reçoit du sang complet. On lui transfuse en général uniquement les éléments dont il a besoin. Afin d’éviter une agglutination, on transfusera du sang correspondant à son groupe sanguin. Dans les cas d’extrême urgence, on peut transfuser un concentré d’érythrocytes de groupe sanguin 0.

    Avant le don, il est important de bien s’hydrater et de manger une petite morce. Après le don, il est conseillé de se rester allongé environ 10 minutes, pour que le corps s’habitue à la récente perte de sang. Il faut ensuite bien boire et bien manger. Le déficit en volume sanguin est ensuite naturellement équilibré en quelques heures.

    Bronchiolite2017-03-25T15:12:26+00:00

    INTRODUCTION

    La bronchiolite est une inflammation des petites ramifications non-cartilagineuses des voies respiratoires et touche surtout les nourrissons et les jeunes enfants jusqu’à 2 ans.

    Comme les bronchioles ont un diamètre bien plus petit que les bronches, les réaction typiques d’inflammation mèneront beaucoup plus rapidement à leur rétrécissement.

    SYMPTOMATIQUE

    Une ventilation limitée aura comme conséquences des symptômes tels que l’essoufflement, une respiration rapide et superficielle, la toux, une rétraction de la poitrine lors de la respiration, un sifflement du nez et d’autres symptômes généraux tels que la fièvre, la fatigue et un manque d’appétit.

    THÉRAPIE

    La thérapie ne diffère pas de celle d’une bronchite. Les antibiotiques ne sont nécessaires que si l’infection est déclenchée par des bactéries.
    Etant donné que dans la plupart des cas, elle est causée par des virus, le traitement symptomatique est le traitement de choix.

    On est normalement guéri en 5 à 7 jour sans séquelles.

    Il est important de bien s’hydrater, faire baisser la fièvre dans certains cas et traiter la détresse respiratoire. Lors de complications respiratoires ou de signes clairs de restriction, il faut envisager une visite à l’hôpital.

    Bronchite2018-04-16T17:01:15+00:00

    Bronchite aigue

    INTRODUCTION

    On entend par bronchite une infection des voies respiratoires, en différenciant le type aiguë et chronique.

    On entend par bronchite aigue une infection aigue des voies respiratoires ramifiées inférieures. Elles sont fréquentes et causée par un virus.

    Les bactéries sont très dangereuses lors de “superinfections” ; c.-à-d. lorsque la muqueuse a été détruite par les virus ou que le patient à un état immunitaire faible.

    SYMPTOMATIQUE

    Les signaux sont typiquement des signes de refroidissements:

    1. Toux
    2. Fièvre
    3. Courbatures
    4. Enrouement
    5. Reniflements
    6. Yeux brûlants

    Le diagnostic se fait cliniquement, donc après qu’un interrogatoire approfondi et l’écoute des poumons ainsi que l’enquête des oreilles, de la bouche, du nez et de la gorge ainsi que l’échantillonnage des ganglions lymphatiques soient menés.

    Dans les cas plus graves, soit cas d’infection bactérienne présumée, les symptômes peuvent être aggravés ou durer exceptionnellement long, il sera nécessaire d’effectuer alors une prise de sang et une radiographie du haut du corps.

    THÉRAPIE

    Pour le traitement, on peut dire qu’une légère bronchite nécessite généralement aucun médicament. Cependant, un médicament contre la fièvre est conseillé lors de fortes fièvres, un anti-toussif lors de toux sévère, une inhalation ou administration d’expectorant dans les cas les plus complexes, voire même des antibiotiques.

    Il est important de se couvrir et de boire beaucoup. Chez les personnes en bonne santé et avec une défense immunitaire forte, la bronchite aiguë est inoffensive et guérit sans conséquences dans les 7 à 10 jours.

    Les personnes ayant un système immunitaire affaibli (par l’âge ou une maladie) peuvent être sujettes à des complications comme la pneumonie.

    Bronchite chronique

    INTRODUCTION

    On parle de bronchite chronique chez les patients qui souffrent de « minimum trois mois de fortes toux et expectorations, lors de deux ans consécutives ».

    La cause la plus fréquente est le tabac. Une exposition prolongée pendant plusieurs années rend les membranes des muqueuses épaisses et augmente leur production de mucus.

    En même temps, les petits cils qui transportent les matières irritantes et le mucus hors des poumons perdent leur capacité à fonctionner.

    SYMPTOMATIQUE

    La toux est cause de la volonté de se débarrasser du surplus du mucus.

    Par la suite, elle peut mener à une maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), une hyperinflation des poumons (emphysème) ou à une insuffisance cardiaque.

    Les patients éprouvent des difficultés à respirer, et diminue donc l’approvisionnement adéquat du corps en oxygène, ce qui dans les cas graves nécessite un traitement à long terme avec de l’oxygène.

    Comme pour l’asthme, il est plus simple pour le patient de respirer en position assise.

    Fracture2017-03-25T15:20:17+00:00

    Fracture osseuse

    INTRODUCTION

    On définit une fracture d’un os par la « rupture de sa continuité, par la création de deux ou plusieurs fragments ».

    Elle peut être causée par une force excessive exercée sur un os sain ou une faible force sur un os endommagé par une maladie.

    SYMPTOMATIQUE

    Certains signes ne trompent pas, d’autres oui:

    1. Signes sûrs : Des parties d’os visibles dépassent hors de la peau, une partie du corps n’est pas dans la bonne direction, craquements évident des os
    2. Peu sûrs : Gonflement, douleur, mobilité réduite.

    THÉRAPIE

    Les premiers gestes sont : arrêter tout saignement, solidariser les extrémités, surélever le membre lésé et le refroidir. Mnémotechnique : RICE (Resta – Ice – Compression – Elevation).

    Si la mobilité et la sensibilité est perturbée ou que le membre lésé prend une couleur anormale, il faut urgemment consulter un médecin!

    Test de Conconi2018-04-16T17:01:14+00:00

    On peut établir un plan d’entraînement personnalisé et individuel à un sportif grâce à ce test.

    Lorsque nous bougeons, notre corps utilise de l’énergie. Celle-ci peut être extraite des hydrates de carbones (sucre), des graisses ou des protéines, que l’on consomme comme aliment/boisson avant ou pendant un effort. Afin d’avoir assez d’énergie en cas d’effort plus important, le corps utilise différents mécanismes de gain d’énergie.

    Sans production d’acide lactique et sans consommation d’oxygène
    Par cette voie, le corps utilise uniquement de l’énergie qui a déjà été produite – comme une batterie. Cette batterie n’est malheureusement suffisante que pour 6 à 8 secondes et ne nous permet que quelques pas de course.

    Avec production d’acide lactique mais sans consommation d’oxygène
    Par cette voie, de l’énergie sera produite grâce aux sucres. L’acide lactique en est le produit de dégradation. Cette dégradation est répartie dans plusieurs organes et dans les muscles. Comme l’indique le nom, on parle bien d’un acide. Lorsque cet acide s’accumule dans un muscle, il devient plus acide. Tout le monde connaît cette sensation « acide » dans les jambes après un gros effort. On peut désintégrer le lactate plus ou moins rapidement, selon l’état d’entraînement. Ce processus métabolique est déclenché lors d’un effort presque maximal. Cet effort ne peut être supporté qu’une 50aine de secondes par le corps. Il doit ensuite baisser le régime, à cause du niveau de lactate trop élevé.

    Sans production de lactate et avec production d’oxygène
    Pour de longs efforts à intensité plus faible, (p.ex. course à pied, tour à vélo) le corps utilise le métabolisme dit « aérobie ». Les sucres et graisses sont dans ce cas transformés en énergie par l’oxygène. Comme il n’y a pas de lactate produit par ce biais et que nous avons assez de reste de graisse à disposition, on peut prolonger l’effort sans grande fatigue.

    Le test de Conconi consiste à asseoir le sportif sur un vélo d’intérieur et de le faire pédaler à un rythme constant. On augmente alors la résistance – et donc la puissance du sportif – par intervalles réguliers. A la fin de chacune de ces étapes (avant d’augmenter à la résistance suivante), on note la fréquence cardiaque et mesure la quantité de lactate qui se trouve dans le sang. Ce test ne s’arrête que lorsque le sportif ne peut plus continuer.

    Grâce à la courbe dessinée avec les données (valeur de lactate, fréquence cardiaque), on peut définir le « seul anaérobique ». Cela détermine le moment où la production de lactate et la décomposition de lactate sont équilibrés. C’est donc la plus grande puissance que l’on peut exercer pendant une période prolongée sans devenir « acide ». Grâce à cette information, on peut facilement s’entraîner en sachant quel métabolisme rentre en jeu à quelle fréquence cardiaque. Selon les besoins, on peut alors entraîner sur la durée, pour un sprint, etc.

    Conconi-test

    Défibrillateur2017-03-13T21:54:03+00:00

    En cas d’arrêt cardiaque, un défibrillateur est la seule chose qui peut réellement sauver le patient. En l’espace de 3 minutes, il faudrait avoir accès au défibrillateur le plus proche.

    C’est pour cette raison que nous conseillons à tous de se procurer un tel appareil. Un modèle simple suffit et permet de faire la différence en cas d’urgence vitale.

    Dermatomes2017-03-13T21:52:43+00:00

    Un dermatome est une zone cutanée segmentale innervée par un nerf sensible de la moelle épinière (nerf spinal).

    Avec la connaissance des dermatomes, une perte de sensibilité due à un trouble sensoriel neurologique peut être attribuée à un segment précis de la moelle épinière, par exemple dans le cas du syndrome radiculaire lombaire. Les dermatomes ne sont pas délimités de manière très précise.

    Appareils de diagnostic2017-03-13T21:51:11+00:00

    Nous conseillons de travailler sans appareil de mesure de la tension sanguine, de pulsoxymètre ou autre. Ce qui est important et intéressant en cas d’urgence n’est pas un chiffre précis mais l’évaluation globale du patient.

    Pour l’évaluation du pouls et de la pression sanguine, on peut aisément sentir le pouls au poignet du patient. On remarque alors rapidement si celui-ci est dans les normes. Un pouls fort, ou au contraire faible, signifie que la pression sanguine est élevée, respectivement basse.

    Diphtérie2017-03-13T21:49:59+00:00

    INTRODUCTION

    La diphtérie est une maladie transmise par une bactérie fabriquant du poison et peut se propager d’humain à humain (infection par gouttelettes ou par contact). Grâce à l’introduction du vaccin, on ne trouve plus de cas de diphtérie en Suisse.

    SYMPTOMATIQUE

    2-6 jours après la contamination apparaît soudainement un sentiment de malaise, des douleurs dans le cou et dans le dos, un enrouement ainsi qu’une toux « aboyante » typique. Une fièvre élevée est plus rare. Les toxines libérées par les bactéries vont dans tout le système cardiaque et nerveux.

    Généralement, les régions du nez et de la gorge sont colonisées par les bactéries en premier, ce qui détruit les muqueuses et induit la formation de dépôts bactériens gris et fixes. Ces couches bactériennes ne peuvent pas être enlevées et peuvent éventuellement s’étendre au larynx (croup), ce qui peut mener à une détresse respiratoire et à des crises d’étouffement.

    Les complications sévères comme l’inflammation du muscle cardiaque, des troubles du rythme cardiaque, une insuffisance cardiaque et l’implication du système nerveux (paralysie des muscles oculaires, des muscles pharyngiens et des muscles de la déglutition) sont assez fréquents si une thérapie adéquate n’est pas commencée immédiatement.

    THÉRAPIE

    En cas de suspicion de diphtérie, une hospitalisation est indiquée. La thérapie repose sur la prise d’antibiotiques ainsi que de l’anti-toxine diphtérique.

    La prophylaxie la plus importante reste la vaccination!

    Dengue2017-03-13T21:47:42+00:00

    INTRODUCTION

    La dengue est une maladie virale aiguë accompagnée de fièvre, transmise par le moustique Aedes. La dengue est surtout présente dans les terres tropicales d’Asie du Sud-Est, ainsi qu’en Amérique du Sud et Centrale et certaines régions d’Afrique.

    Il existe 4 agents pathogènes. Une infection passée protège d’une nouvelle infection du même type pathogène mais pas des trois autres agents.

    SYMPTOMATIQUE

    Le diagnostic de la dengue n’est pas si simple et la plupart des patients présentent les signes d’une infection grippale bénigne. D’autres symptômes comme les nausées, les vomissements, les maux de ventre et les diarrhées peuvent induire en erreur.

    La plupart du temps, l’infection reste légère. Les symptômes principaux sont la fièvre, les symptômes généraux grippaux et une éruption cutanée. En anglais, on parle de « break bone fever » car de très fortes douleurs aux membres peuvent apparaître. Dans quelques rares cas on a des saignements spontanés internes et externes qui peuvent être fatals.

    En cas de saignements spontanés et sans traitement adéquat, on a dans 50% des cas des conséquences mortelles. Les taux de décès diminuent à moins de 1% grâce à un traitement rapide.

    THÉRAPIE

    Jusqu’à présent, on ne connaît aucune thérapie causale mais on traite de manière symptomatique (de plus il n’existe pas de vaccin prophylactique sur le marché). Dans tous les cas, il est important d’adopter une vigilance et protection suffisante contre les insectes vecteurs de la maladie à l’aide de sprays insecticides et de vêtements corrects.

    Drogues2017-03-13T21:44:35+00:00

    Héroïne

    En 2012, la fermeture du parc Platzspitz, le « Needle Park » a commémoré ses 20 ans. Zurich était connue mondialement pour sa scène ouverte de la drogue, où chaque jour étaient consommées et trafiquées de nombreuses drogues dures, surtout de l’héroïne. Selon les articles, environ 4’000 toxicomanes ont dû être réanimés à cause d’une overdose. La situation de misère et de détresse était importante.

    SYMPTOMATIQUE

    Les caractéristiques pour une intoxication à l’héroïne (opiacées) sont les troubles de la conscience, une respiration fortement ralentie et des pupilles contractées (taille de la tête d’une épingle). Les cas les plus graves montrent aussi une insuffisance rénale, des troubles musculaires ou des infarctus cérébraux.

    THÉRAPIE

    Dans chaque cas, il est important de:

    • Faire attention à sa propre protection : est-ce qu’il y a encore une seringue à proximité?
    • 144!
    • Mettre le patient en PLS
    • Sécuriser les voies aériennes

    Les professionnels médicaux peuvent donner une antidote.

    PROHYLAXIE

    La scène ouverte et ses conséquences se sont beaucoup modifiées au niveau de la politique des drogues suisse. Des sujets tels que des « endroits de mise à disposition de matériel d’injection » ont été largement discutés et défendus, où il est possible d’échanger les seringues usagées contre des nouvelles. Cela permet de diminuer le risque de contamination de maladies transmissibles comme l’hépatite et le VIH. Beaucoup de questions de prévention, de structures d’accueil, de programmes de dépendance et des thérapies de sevrage ont été soulevées et travaillées.

    Cocaïne

    La cocaïne est une drogue souvent consommée, en partie car son effet principal induit une stimulation massive, une augmentation de la force et de l’agressivité et une tendance à agir de manière exagérée et démesurée. Après la consommation de cocaïne, le corps, et surtout le cerveau, a besoin d’un certain temps (quelques heures voire plusieurs jours) pour décomposer la substance. Il s’ensuit alors une phase dite de dépression (descente) où divers ressentis tels que de la fatigue et de l’apathie peuvent apparaître. Le corps est en quelque sorte mis en état de veille.

    Les cas d’intoxication sont plutôt rares mais de nature compliquée: pouls rapide, respiration rapide, augmentation de la glycémie, fièvre et hallucinations. De hautes doses de cocaïne causent des arythmies, des hémorragies cérébrales et des convulsions.

    Bandage compressif2017-03-13T21:40:36+00:00

    Si le patient respire normalement et qu’il n’y a pas de suspicion pour une lésion de la colonne vertébrale, il faut bien regarder si le patient n’a pas d’autres blessures. S’il saigne abondamment, il faut stopper le saignement. Cela se fait à l’aide d’un bandage compressif.

    Il faut d’abord placer une compresse stérile directement sur l’endroit qui saigne. Ensuite, il faut fixer la compresse avec quelques tours de bandage non élastique, puis prendre un objet dur (briquet / deuxième bande non dépliée / …) et le placer à l’endroit de la plaie (recouverte du bandage). Il faut alors attacher fortement l’objet avec la bande puis fixer le bandage directement à l’endroit de la plaie pour augmenter la pression sur l’endroit saignant.

    Si le saignement ne s’arrête pas avec ce bandage, il faut panser à nouveau avec une autre bande par dessus la première.

    Diarrhées2018-04-16T17:01:14+00:00

    INTRODUCTION

    Les diarrhées aiguës sont fréquentes et s’estompent dans la majorité des cas d’elles-mêmes. Beaucoup de causes différentes peuvent être à l’origine de diarrhées : de la nervosité bénigne aux infections potentiellement fatales.

    Les diarrhées peuvent être causées d’une part par différents microbes (bactéries, virus ou parasites), d’autre part par d’éventuelles intolérances à certains aliments, par exemple à cause d’un manque enzymatique.

    La plupart du temps, on n’a pas besoin d’autre investigation et il suffit d’assurer un apport liquidien conséquent.

    SYMPTOMATIQUE

    La définition d’une diarrhée comprend à la fois l’aspect des selles « trop fréquemment » mais aussi « trop liquides » ainsi qu’une augmentation de la « quantité de selles ».

    Symptômes alarmants, nécessitant une explication supplémentaire:

    1. Selles sanglantes
    2. Symptômes généraux sévères, tels que de la fièvre, une apathie et le risque de déshydratation
    3. Symptômes perdurant sur plus de 3 jours
    4. Maladie de base sévère
    5. Retour d’un voyage dans les latitudes tropicales
    6. Nourrissons
    7. Si plusieurs personnes sont touchées

    THÉRAPIE

    La mesure la plus importante est la ré-hydratation (apport de liquides). Les enfants et les personnes âgées surtout doivent faire attention à la déshydratation, ce qui est le cas avec des diarrhées. S’il est impossible d’ingérer des aliments durs, il faut boire des jus de fruit, du thé sucré et des soupes.

    Diarrhées du voyageur

    Dans les pays où l’eau courante est insalubre, des germes venant d’aliments crus, de fruits non pelés ou de l’eau bue atterrissent dans le corps où ils sévissent et induisent après quelques heures des diarrhées.

    Comme dans la plupart des cas de diarrhées, les diarrhées du voyageur sont plutôt légères. Si par contre de la fièvre est associée ou d’autres signes d’alarme nommés plus haut, il est important de consulter un médecin.

    Il est conseillé pour les voyages de plus longue durée, les voyageurs à sac-à-dos ou les voyages en territoires éloignés de prendre avec soi des solutions d’électrolytes et des pastilles pour désinfecter l’eau courante. Il faut rester sur ses gardes en prenant des médicaments contre les diarrhées (par exemple Imodium) sans avis médical. Ces médicaments inhibent en effet les mouvements péristaltiques de l’intestin, de fait que les agents pathogènes ne peuvent plus être excrétés, mais ont plus d’espace et de temps pour se répliquer. Sous certaines conditions, le charbon médicinal est conseillé car il aide à réduire la quantité de germes et à leur excrétion.

    Pour les voyageurs, on conseille: „wash it, cook it, peel it- or forget it!“

    ECG (Électrocardiogramme)2018-04-16T17:01:14+00:00

    L’ECG est l’examen le plus important pour mesurer l’activité électrique du muscle cardiaque.

    A chaque mouvement de pompe du coeur, une excitation électrique est déchargée, qui part en règle générale du noeud sinusal – le premier pacemaker du coeur – et passe par le système de transmission d’excitation électrique du coeur jusque dans les cellules cardiaques. Ces modifications de potentiel électrique dans le coeur peuvent être mesurées par les électrodes de l’ECG que l’on colle sur la surface du corps, et représentées graphiquement sur un axe temporel. Il en résulte un tracé de l’activité électrique cardiaque ayant relativement toujours la même forme. Chaque battement du coeur comprend à chaque fois un complexe P-QRS-T.

    ekg

    Grossesse extra-utérine2018-04-16T17:01:14+00:00

    INTRODUCTION

    Le chemin que doit parcourir l’ovocyte depuis la fécondation jusqu’à la nidation dans l’utérus est un processus complexe et peut être perturbé et mener à des malformations, des cicatrices ou l’apparition d’une erreur de développement ; ce qui peut induire la nidation de l’embryon hors de l’utérus. Comme l’utérus est la seule structure capable d’accueillir une grossesse et de subvenir aux besoins de l’embryon, une implantation hors de l’utérus mènera à une fin prématurée de la grossesse (fausse couche).

    Une inflammation des trompes est la cause principale pour la mauvaise nidation de l’embryon. Les autres causes sont les malformations et les cicatrices après intervention chirurgicale dans la région du bassin qui sont responsables de la perturbation de la perméabilité des trompes utérines.
    Les facteurs de risque pour une grossesse extra-utérine sont l’âge avancé, l’infertilité, la fécondation artificielle, le tabac, l’endométriose et les maladies inflammatoires du bassin.

    SYMPTOMATIQUE

    Une grossesse hors de l’utérus (grossesse extra-utérine) se développe au début comme une grossesse normale et peut aussi être reconnue comme telle (absence des règles, douleurs dans le bas du ventre, test de grossesse positif, etc.). Selon l’endroit où s’est niché l’embryon et selon la durée de la grossesse, il se peut que le spectre symptomatique comprenant les douleurs du bas ventre, les hémorragies faibles jusqu’à massives, les plaintes gastro-intestinales suffise à mener jusqu’au choc. Il s’agit d’une urgence importante car des saignements massifs et des complications potentiellement létales peuvent apparaître!

    THÉRAPIE

    Quand une grossesse extra-utérine ne se termine pas par un avortement automatique, une thérapie médicamenteuse ou opérative est nécessaire. La thérapie dépend si la trompe utérine est déchirée (et doit alors être enlevée) et si le problème a été relevé assez tôt, ce qui pourrait permettre de maintenir la trompe utérine durant l’intervention chirurgicale, ce qui est important pour le souhait futur d’enfants.

    Eletrocution2017-03-13T21:03:49+00:00

    ATTENTION À L’AUTO-PROTECTION!

    En cas de suspicion de source électrique à l’origine d’un accident, il faut d’abord éradiquer et éteindre la source électrique!

    Généralement, l’ampleur d’une lésion due à l’électricité dépend de plusieurs facteurs:

    • Quantité d’énergie
    • Tension électrique
    • Courant alternatif / courant continu (le courant alternatif est plus dangereux et nécessite 3-4 x moins de tension pour une lésion de même gravité)
    • Résistance tissulaire (surtout dangereux si de l’humidité est présente, ce qui diminue la résistance de la peau)
    • Temps de contact (le courant alternatif habituel peut mener à des crampes, ce qui peut par exemple empêcher le relâchement de la source d’alimentation et ainsi rallonger le temps de contact!)
    • Passage du courant dans le corps

    SYMPTOMATIQUE

    • Crampes spastiques en cas de contact électrique constant
    • Signes de brûlures
    • Arythmies
    • Perte de connaissance
    • Détresse respiratoire
    • Douleurs dans la poitrine, irradiant éventuellement dans le bras, dans le dos ou dans la mâchoire

    Les lésions visibles représentent rarement l’entièreté des lésions!

    PREMIERS GESTES DE SECOURS

    • Intervention de sauvetage après interruption du circuit électrique
    • Réanimation si nécessaire
    • Prise en attelle de la nuque en cas de chute
    Embolie2017-03-13T20:58:13+00:00

    Le terme d’embolie signifie une occlusion partielle ou complète d’un vaisseau à cause de dépôts de matériel (embol). Au sens plus strict, l’embolie représente l’occlusion d’un vaisseau sanguin.

    FORMES

    Il existe une classification pathologique pour les différentes formes d’embolie:

    • Thrombo-embolie: Obstruction d’un vaisseau par un caillot sanguin, qui peut se former par exemple à la suite d’un trouble de coagulation, sous forme de thrombose, puis se détacher.
    • Embolie graisseuse: Contamination du système sanguin par de la graisse, ayant été libérée du tissu graisseux suite à un trauma, par exemple une opération
    • Embolie de moelle osseuse: Une embolisation par une partie de la moelle osseuse peut avoir lieu suite à une fracture, surtout des longs os tubulaires
    • Embolie gazeuse: Obstruction d’un vaisseau sanguin par une bulle de gaz ou d’air, par exemple dans le cas de la maladie de la décompression (maladie des caissons)
    • Embolie tumorale: Obstruction d’un vaisseau par une excroissance tumorale ou une métastase
    Epiglottite2017-03-13T20:53:28+00:00

    INTRODUCTION

    L’épiglottite est une inflammation de l’épiglotte et est causée la plupart du temps par une infection bactérienne due à la bactérie Haemophilus Influenzae. Les enfants entre 2 et 6 ans sont le plus fréquemment touchés. Les adolescents et les jeunes adultes peuvent aussi avoir ce type d’inflammation. Grâce au vaccin contre Haemophilus Influenzae (appelée Hib), la maladie est devenue chose rare à notre latitude ; l’évolution de la maladie est toutefois hautement aiguë et jusqu’à 20% des cas fatale.

    Une épiglottite est alors une urgence à prendre au sérieux!

    SYMPTOMATIQUE

    Les symptômes sont: de fortes douleurs à la déglutition, une augmentation du taux de salive, une élocution un peu « étranglée » (comme si l’enfant avait une pomme de terre chaude dans la bouche), de la fièvre apparaissant soudainement, une détresse respiratoire et des bruits respiratoires (des sifflements ou des râles). Ces signes typiques de la maladie apparaissent de manière soudaine et mènent rapidement à une dégradation de l’état général. Les enfants deviennent subitement très malades.

    Chaque agitation, peur ou effort supplémentaire peut faire empirer une détresse respiratoire.

    THÉRAPIE

    Il est urgent d’aller à l’hôpital et de commencer une thérapie médicamenteuse avec des médicaments décongestionnants, tels que des corticostéroïdes et une inhalation d’adrénaline. On commence simultanément une antibiothérapie pour pouvoir éliminer le plus rapidement possible l’élément déclencheur (bactérien).

    Si la détresse respiratoire se dégénère, l’enfant doit être intubé pour pouvoir sécuriser les voies respiratoires et garantir un apport suffisant en oxygène.

    Epilepsie2018-04-16T17:01:14+00:00

    INTRODUCTION

    L’épilepsie est un tableau clinique caractérisé par la décharge de cellules nerveuses sur une période prolongée et de manière non contrôlée, comme une sorte d’orage dans la tête.

    SYMPTOMATIQUE

    Une crise d’épilepsie peut s’exprimer de plusieurs manières : souvent, on a des convulsions et des tremblements de tout le corps ou d’une seule partie du corps. Mais d’autres états, comme l’effondrement du corps ou une apathie soudaine peuvent être une forme d’épilepsie. En général, on ne peut pas communiquer avec le patient pendant la crise. Son état s’améliore après quelques minutes, le patient est alors très fatigué, épuisé, désorienté ou même inconscient. La plupart du temps, le patient s’est mordu la langue pendant la crise et/ou s’est uriné dessus.

    Une crise d’épilepsie peut être causée par:

    1. Manque de sommeil
    2. Lumière stroboscopique
    3. Médicaments
    4. Lésions cérébrales (p.e. AVC, inflammation cérébrale)
    5. Fièvre
    6. autre

    Status epilepticus (urgence) : en cas de status epilepticus (état de mal épileptique), les crises d’épilepsie ont lieu à des intervalles si rapprochés que le patient ne peut pas récupérer entre les crises. Environ 10% des épileptiques vivent une fois un status epilepticus.

    ORIGINE

    En cas de crise épileptique, il peut s’agit de décharges électriques pathologiques de groupes de cellules nerveuses ou bien d’absence de limitation de l’excitabilité des cellules nerveuses.

    Les facteurs suivants peuvent mener à une crise d’épilepsie:

    • Lésions héréditaires cérébrales ou malformations cérébrales
    • Traumatismes cérébraux à cause d’un accident ou de coups sur le crâne
    • Tumeurs
    • Inflammation du cerveau (encéphalite) ou des méninges (méningite)
    • Maladies métaboliques
    • Intoxication due à l’alcool, aux drogues, aux médicaments ou à des substances chimiques
    • Troubles de perfusion du cerveau

    THÉRAPIE

    Une « crise » s’arrête normalement toute seule. Il est important de protéger le patient des chutes et des potentielles blessures qu’il peut se faire pendant une crise (protéger surtout la tête). On ne doit pas tenir fermement la tête du patient, mais suivre avec ses mains les mouvements de la tête pour éviter qu’il ne se cogne.

    Comme la durée de la crise est importante, on devrait essayer de mesurer le temps d’une crise. Cela permet à l’ambulancier ou au médecin urgentiste d’avoir des informations importantes quant à la prise en charge.

    On ne place aucun objet dans la bouche ou entre les dents d’une personne qui fait une crise d’épilepsie (comme c’était le cas auparavant). Dans tous les cas, il faut faire appel ou consulter un médecin.

    EpiPen2018-04-16T17:01:14+00:00

    L’Epipen est une seringue remplie d’adrénaline (épinephrine). L’adrénaline est une hormone qui contracte les vaisseaux et dilate les voies respiratoires.

    Lors d’une réaction allergique sévère, le corps peut réagir si fort au stimulus qu’on peut avoir ce qu’on appelle un choc anaphylactique. Les symptômes du choc anaphylactique sont la détresse respiratoire, une sensation d’oppression dans la poitrine, une éruption cutanée, des symptômes gastrointestinaux, un gonflement de la langue (oedème), des difficultés à avaler, des problèmes cardiaques et une perte de connaissance. En utilisant l’auto-injecteur EpiPen et l’adrénaline, on stoppe (temporairement) les symptômes.

    UTILISATION

    • Enlever le bouchon de protection (bleu foncé ou gris)
    • Poser la pointe orange de l’EpiPen perpendiculairement sur le côté de la cuisse
    • Appuyer fortement le stylo EpiPen contre la cuisse afin que l’aiguille entre dans le muscle de la cuisse
    • Tenir l’EpiPen enfoncé pendant 10 secondes
    • Enlever ensuite l’EpiPen et masser pendant 10 secondes à l’endroit où l’injection a eu lieu.

    Après utilisation, on peut jeter le stylo EpiPen (avec le bouchon de protection): utilisation unique.

    EpiPen

    Gelure2017-03-13T20:36:14+00:00

    Lésion tissulaire locale causée par le froid. Les régions corporelles les plus à risque sont : les extrémités, les orteils, les doigts, le nez, les oreilles, le menton.

    Attention : en cas de temps humide et de vent, les gelures peuvent déjà apparaître à une température de 0°.

    SYMPTOMATIQUE

    Tout comme les brûlures, on différencie 3 degrés de gelures:

    1. Gelure de degré I: rougeur cutanée
    2. Gelure de degré II, superficielle: peau pâle, cloques avec liquide clair, sensibilité (douleurs)
    3. gelure de degré II, profonde: coloration bleutée, cloques avec présence de sang, trouble de la sensibilité (attention: pas de sensation de douleurs!)
    4. Gelure de degré III : tissu détruit

    THÉRAPIE

    En général, les membres gelés doivent être laissés au repos et être protégés contre le froid. On ne devrait pas essayer de dégeler le membre à l’aide de massage ou d’air chaud ; tout au plus on peut le tremper dans un bain tiède. Ou alors, uniquement quand un regel peut être évité ! Une gelure de grande surface ne doit être dégelée que sous des conditions médicales (médecin, hôpital) ; par ailleurs, les gelures de grande surface sont très douloureuses et nécessitent des antidouleurs à forte dose.

    FAST2018-04-16T17:01:14+00:00

    Test rapide

    Ce test rapide (FAST) développé par des médecins américains devrait être effectué immédiatemment lors d’un soupçon d’AVC. L’abréviation FAST vient de l’anglais et veut dire:

    F – Face
    La personne concernée vous donne un sourire en montrant ses dents : après un AVC il peut y avoir des hémiparalysie du visage.

    A – Arms
    La personne concernée maintient ses bras en position horizontale avec les paumes vers le haut en fermant les yeux : après un AVC les bras ne peuvent pas être maintenus dans cette position et l’un des deux bras tombe petit à petit.

    S – Speech
    La personne doit répéter une phrase simple. Si la la prononciation n’est pas nette ou que les mots ne sont pas à la bonne place, ceci représente un signe d’AVC.

    T – Time is brain
    Après un AVC vous n’avez pas de temps à perdre ! Il faut absolument réagir vite et donner l’alarme aux ambulanciers.

    Fièvre/convulsions fébriles2018-04-16T17:01:14+00:00

    Fièvre

    INTRODUCTION

    La température corporelle est régulée par un centre du cerveau, une sorte de thérmostat, et fait l’objet de fluctuations naturelles entre 36.0 à 37.4°C. Chez les petits enfants, cette régulation de la température n’est pas tout à fait développée. C’est pour cela que les enfants réagissent plus fréquemment avec de la fièvre comparé aux adultes. On parle de « température » quand le thérmostat affiche 37.5°C, et de « fièvre » après une valeur de 38.2°.

    Les facteurs comme la température ambiante, ensoleillement, l’alimentation, l’effort physique, mais aussi les cellules inflammatoires (infections, réactions autoimmunes) influencent la température.

    THÉRAPIE

    Généralement, des mesures comme la recherche d’endroit frais à l’ombre, des habits légers, des boissons de thé régulières, des solutions buvables ou des bouillons apportent un soulagement. Dans les premiers deux mois de vie, en cas de fièvre très élevée ou d’une durée de deux jours, en cas de fatigue, d’apathie, de convulsions, de soupçon d’infection ou en présence de maladie primaire, ainsi qu’en cas de douleurs associées à la fièvre, il faut absolument consulter un médecin pour rechercher la cause et pour prendre des mesures pour combattre la fièvre.

    Convulsions fébriles

    INTRODUCTION

    Les convulsions fébriles sont des crises occasionnelles qui occurent en relation avec une maladie fébrile. Ceci est observé dans trois à quatre pourcent des enfants entre 6 mois à 5 ans. L’origine exacte est inconnue mais il existe des prédispositions familiales et l’on suppose une composante génétique.

    SYMPTOMATIQUE

    La convulsion fébrile se présente avec une perte de connaissance et des contractions musculaires. Elle ne dure que quelques minutes et s’arrête automatiquement. Ces convulsions sont innofensives en général, et n’occurent que rarement plus qu’une fois. Si les convulsions se répètent en l’espace de 24 heures, si elles durent plus que 15 minutes ou si seul certaines parties du corps participent aux contractions, on parle de « convulsions fébriles compliquées ».

    THÉRAPIE

    Des enfants qui font des convulsions appartiennent à un centre spécialisé ou le médecin en charge décide des mesures à prendre, des examens à faire, de la baisse de température et donne des explications – éventuellement aussi sur la prévention et le traitement d’autres convulsions fébriles à venir.

    Comportement à prendre lors de consulsions, peut importe la cause:

    1. Garder votre calem (regard sur la montre)
    2. Demander de l’aide
    3. Protection de la tête
    4. Écarter les objets possiblement nocifs ou autres dangers de blessures

    Après une convulsion, les personnes concernées se sentent souvent fatiguées. On peut les mettre en position latérale de sécurité en surveillant bien la respiration et en les maintenant au chaud (les enfants se refroidissent plus rapidement qu’un adulte).

    Aspiration de corps étrangers2017-03-01T18:25:00+00:00

    INTRODUCTION

    En avalant un corps étranger ou en cas d’enflure de la muqueuse (p.e. lors d’une réaction allergique) il en vient à un déplacement des voies aériennes. L’apport en oxygène dans les poumons en est empêché.

    SYMPTOMATIQUE

    Comme l’un des système de défense naturel, le patient commence à tousser fortement, ce qui provoque la montée de pression dans les voies aériennes, ce qui devrait amener à détacher l’objet étranger. Si le patient n’arrive pas à s’en défaire, il viendra à perdre connaissance avec le temps à cause d’un manque d’oxygène.

    THÉRAPIE

    Dès qu’il est clair que le patient a « avalé quelquechose de travers » il doit être amener à tousser fortement. C’est une méthode très éfficace pour dégager le corps étranger.
    On peut lui venir en aide en lui tappant vigoureusement entre les omoplates avec le plat de votre main.

    Quand le patient commence à se fatiguer et que le corps étranger n’est pas encore dégagé, il faut appliquer la « manœuvre de Heimlich » (en allemand):

    La manœuvre de Heimlich a pour but de dégager le corps étranger des voies aériennes du patient en exerçant de la pression depuis l’extérieur.

    Pour cela nous nous plaçons derrière le patient et mettons notre poing sous le sternum au niveau de l’estomac. La deuxième main est placée juste au dessus de votre poing. Avec les deux mains nous tirons le patient vers nous et légèrement ver le haut, le plus fortement et soudainement possible.

    Après la réalisation d’une manœuvre de Heimlich il faut amener le patient à l’hôpital pour écarter la possibilité de rupture d’organes abdominaux, ce qui peut causer des hémorragies internes (éventuellement graves).

    Si la manœuvre est resté sans succès et que le patient perd connaissance, il faut immédiatement entamer les compressions thoraciques (en allemand).

    Il est interdit d’utiliser la manœuvre de Heimlich sur les femmes enceintes.

    Glasgow Coma Scale, Le score de Glasgow2017-03-08T22:29:36+00:00

    Le score de Glasgow est une échelle qui vient de Glasgow qui différencie et évalue l’intensité des altérations de la conscience. L’échelle s’étend de 3 à 15 points maximum, sachant que 15 points est le meilleur score possible.

    Le GCS est une échelle précieuse pour évaluer l’évolution chronologique d’une altération de la conscience.

    Les points sont distribués à l’aide de trois critères différents. Les points attribués au critères différents sont additionnés et vous donnent le score de Glasgow.

    1er critère : quand est-ce que le patient ouvre ses yeux?

    4 points: spontanément

    3 points: sur ordre

    2 points: à la douleur

    1 points: Aucune ouverture des yeux

    2ème critère : Comment parle le patient?

    5 points: réponse adéquate (appropriée, orientée)

    4 points: réponse par phrases correctes, mais en contenu insensé

    3 points: réponse en confusion des mots, phrases incomplètes

    2 points: pas de réponse, gémissement en réaction à la douleur

    1 points: pas de réponse, aucune réaction à la douleur

    3ème critère : comment se bouge le patient?

    6 points: mouvements ciblés à la demande

    5 points: défense localisée à l’endroit du stimuli douloureux

    4 points: défense non localisée au stimuli douloureux

    3 points: flexion des bras et des jambes à la douleur, position d’embryon

    2 points: réaction d’extension, le patient étire les bras et les jambes

    1 points: aucune réaction à la douleur

    À partir d’un GCS de moins de 9 points, on considère que les réflexes protecteurs des patients ne sonts pas assez fort pour garder les voies aériennes ouvertes de façon autonome.

    La fièvre jaune2017-03-08T22:38:52+00:00

    INTRODUCTION

    La fièvre jaune est une maladie virale des tropiques ou des régions subtropicales d’Afrique et d’Amérique du Sud. La voie de transmission ressemble à celle de la malaria : une femelle moustique pique un humain infecté et suce son sang qui contient le virus. Avec la prochaine piqûre du moustique sur la peau, elle transmet le virus sur un deuxième humain.

    SYMPTOMATIQUE

    Après environ trois à six jours se montrent les premiers symptômes : montée de fièvre soudaine, maux de tête et douleurs des extrémités, manque d’appétit, nausée et vomissements. Dans la pluparts des cas il ne s’agit que d’une seule épisode non grave qui se calme après quelques jours. Dans environs 10 à 15% des cas se déroule une deuxième phase : atteinte hépatique avec jaunisse et douleurs, hémorragies des muqueuses du nez et du système gastro-intestinal avec des vomissements sanglants. Beaucoup de ces patients meurent de défaillance multi-viscérale.

    THÉRAPIE

    Comme il n’existe pas de thérapie contre la fièvre jaune, on met beaucoup de valeur dans les vaccins. Dans certains pays ceci fait partie des conditions d’entrée au pays. Une fois la maladie surmontée il existe une immunité à vie. Le vaccin est efficace et dure environ 10 ans. Des effets secondaires semblable à la grippe sont courants, mais inoffensifs. Les femmes enceintes, les nourrissons de moins de 6 mois et les patients de système immunitaire affaibli (p.e. VIH) sont déconseillés à l’utilisation du vaccin.

    Les champignons toxiques2018-04-16T17:01:14+00:00

    Quelques causes d’intoxication possible aux champignons vénéneux:

    1. Confusion avec un champignon comestible
    2. Effet indésirable d’une prise voulue de champignons hallucinogènes (magic mushrooms)
    3. Intolérance dûe à une mauvaise préparation, à des champignons avariés ou à un manque de respect de la chaîne du froid (souvent problèmes gastro-intestinaux de courte durée)
    4. Réaction allergique

    SYMPTOMATIQUE

    Amanite tue-mouches: les effets surviennent assez rapidement, c’est-à-dire en l’espace de quelques minutes jusqu’à deux heures. Les premiers signes sont le vertige, des effets d’euphorie avec des illusions des sens. Des troubles de coordination, la fatigue et certains phénomènes de paralysie ainsi que de l’agressivité et la surestimation de ses capacités font également partie des symptômes possibles. Certains décès par arrêt respiratoire sont décrits. Le taux de mortalité est à 1-2%.

    Amanite phalloïde:
    Ce champignon est responsable de 90% d’intoxications aux champignons vénéneux avec une fin mortelle. Il est souvent confondu avec des jeunes champignons. Seul 0.1mg de poison par kg de poids corporel est nécessaire pour une issue fatale. Pour une personne de 70 kg ceci représente 7mg, c’est-à-dire la dose contenue dans un seul champignon. Les premiers symptômes apparaissent après 6-8 heures et se montrent en tant que crampes abdominales, vomissements et diarrhée. Dans son évolution vous allez d’abords expérimenter un soulagement des symptômes abdominaux. Les dommages mortels d’organes vitaux (foie, cœur, reins) n’apparaissent qu’après 1 ou 2 jours. Sans transplantation les patients meurent en peu de temps.

    Avec une ressemblance frappante…:
    En s’écartant un peu des champignons, mais restant très pertinent pour les jardiniers amateurs, les cueilleurs et les cuisiniers est la confusion entre l’ail des ours (ail sauvage) et les colchiques (muguet). Ces deux plantes poussent sur le même sol et souvent côte à côte. Il ne suffit que de quelques capsules de semences ou de quelques feuilles du muguet toxique pour déployer son effet mortel. Les symptômes se montrent environ deux heures après l’ingestion et commencent avec une sensation de brûlure dans la bouche, suivis de douleurs à la déglutition, de nausées, de vomissements et de diarrhée sanglante. La mort est entraînée par paralysie respiratoire et arrêt cardio-circulatoire. Il est donc important de chercher de l’aide médicale en cas de suspicion!

    Magic Mushroom: Les champignons hallucinogènes modifient la perception et ont l’habitude d’être pris délibérément pour l’expansion de la conscience. Les effets sont dépendants de la dose ingérée et débutent après 10 à 120 minutes, en atteignant leur maximum après 1 ou 2 heures, et en perdurant 3 à 8 heures. Une « erreur de débutant » fréquente est que des effets immédiats sont attendus, et qu’une prise supplémentaire a eu lieu dans l’impatience. Il est clair que l’on va compter avec le double des effets!

    Les champignons ne vont pas entraîner une dépendance ou des symptômes de privation. Des mauvais trips, c’est-à-dire des états d’ébriété marqués pars des vécus négatifs, sont souvent et sont favorisés par des doses élevées, un entourage paraissant menaçant ou par des antécédents de maladie psychiatrique.

    THÉRAPIE

    En cas de suspicion d’intoxication aux champignons vénéneux, appelez tout de suite le 144.

    Les événements à sinistres majeurs2018-04-16T17:01:14+00:00

    Pendant les événements à sinistres majeurs il faut faire la différence entre les accidents graves et une catastrophre. Un accident grave touche un grand nombre de patients mais des soins médicaux de bonne qualité peuvent être assurés. L’ampleur d’une catastrophe dépasse en général les moyens régionaux ce qui oblige à prendre recours aux aides nationales ou internationales. Dans les deux cas, le succès d’une intervention n’est pas dépendant des ressources médicales mais plutôt de l’organisation générale. Souvent la direction est remise à la police ou aux pompiers.

    L’organisation des postes de sanitaires pendant les événements susceptibles de recevoir un grand nombre de patient:

    • Lieu du sinistre (lieu de l’accident) : ici les patients sont sauvés au plus vite et sont amenés au triage.
    • Triage : lors du triage, une médecin spécialisé fait une estimation de l’urgence avec laquelle le patient doit être traité ou transporté.
    • Le poste d’aide sanitaire : À cet endroit il faut garantir la capacité de transport du patient. Elle comprend des interventions en urgence pour assurer la transition jusqu’aux soins définitifs. Il y a également un poste de transport qui s’occupe d’amener le patient à un hôpital adapté avec le moyen de transport indiqué.

    Le système d’acheminement des patient (SAP) sert à la documentation et à l’étiquetage des patients lors d’événement à sinistres majeurs. Il sert à la documentation écrite des décisions de triage, il sert de dossier médical et il sert à doter les patients sans nom d’un numéro d’identification.

    Pour utiliser au mieux les ressources matérielles et personelles, il est nécessaire de faire un pré-triage des patients sur le site de l’accident. Avec le pré-triage la priorité de sauvetage est définie. À l’aide des paramètres de vitalité les patients seront divisés dans les catégories « urgent » ou « non-urgent ».

    Careteam

    Pendant les événements à sinistres majeurs les personnes inclues peuvent se concentrer sur l’essentiel. Une fois la situation traumatique de passée, les secouristes, les blessés et les proches peuvent être affectés très fortement par le vécu.

    Réactions possibles après un vécu traumatique:

    • Des sentiments de culpabilité, d’avoir pu réagir autrement
    • La peur de revivre une situation pareille
    • Le deuil à la perte d’un proche
    • La honte de ne pas avoir réagi
    • La colère

    Mais aussi d’autres réactions somatiques comme un manque de sommeil ou d’appétit, des troubles de la concentration et des cauchemars peuvent apparaître à la suite de ces vécus.

    Pour aider les personnes concernées, les secouristes et les ambulanciers directement ou indirectement à digérer les événements de choc, des équipes de soins « care team » ont été établies. Ils sont en charge de l’épaulement psychologique des personnes impliquées et apportent un soutient en forme d’entretien et de thérapie de groupe.

    Lésions de la colonne vertébrale2018-04-16T17:01:14+00:00

    INTRODUCTION

    La moelle épinière représente la connexion entre le cerveau et le corps. Les fibres nerveuses suivent leur cours le long de la colonne vertébrale osseuse, bien protégées dans son intérieur. Après une blessure à la colonne on court le risque d’endommager les fibres nerveuses qui se trouvent à l’intérieur.

    SYMPTOMATIQUE

    Les conséquences d’une lésion de la moelle épinière peuvent être des paralysies ou des dysfonctionnements de système d’organes entier. Plus la lésion est haute, plus le nombre de nerfs endommagés augmente. Le plus important est la partie de la moelle épinière qui est localisée dans la colonne cervicale, car ici se trouve les nerfs qui commandent le diaphragme et qui nous permettent de respirer.

    Les signes d’une lésion de la colonne vertébrale:

    1. Douleurs de la région cervicale et à la nuque
    2. Troubles de la sensibilité et / ou
    3. Paralysies des bras ou des jambes

    THÉRAPIE

    En cas de suspicion il faut immédiatement utiliser la prise en attelle de la nuque pour stabiliser et ménager la colonne cervicale au maximum.

    Prise en attelle de la nuque

    wirbelsaeulenverletzung-Halsschienengriff

    1. Inciter le patient à rester calme et ne pas bouger
    2. La main droite vient enfermer l’épaule droite
    3. Chercher la tête avec votre main gauche presser la gentiment contre le bras droit qui vous servira de support pour la maintenir dans cette position
    4. Rester dans cette position jusqu’à l’arrivée du support
    Gants2017-03-21T21:24:31+00:00

    Dans chaque contact avec le patient il faut porter des gants. D’une part pour votre propre sécurité, d’autre part pour former une certaine distance qui vous aidera à prendre une posture plus professionnelle, et pour aider à surmonter le dégout.

    C’est pour cela que les gants se trouvent dans chaque pharmacie. Ça vaut aussi le coup de porter une paire de gant avec soi dans son sac à main.

    Infection urinaire (cystite)2018-04-16T17:01:13+00:00

    INTRODUCTION

    Les infections urinaires sont très fréquentes. Elles sont souvent causées par ses propres bactéries intestinales qui remontent par l’urètre et qui entraînent une inflammation des voies urinaires ou de la vessie.

    On parle d’une « infection urinaire inférieure » si les voies urinaires et/ou la vessie sont atteintes. Si les agents pathogènes remontent encore plus haut en direction des reins on parle d’une « infection urinaire supérieure ».

    En cas de malformation des voies urinaires et des reins, ou en cas de calculs vésicaux et de diabète, les infections urinaires sont beaucoup plus fréquentes. De plus, les femmes sont beaucoup plus touchées que les hommes en question de leur urètre qui est anatomiquement plus courte que celle des hommes et à cause de la proximité entre l’entrée de l’urètre et l’anus. Avec l’âge par contre, les hommes en tombent plus souvent malade car l’augmentation bénigne du volume de la prostate provoque une rétention urinaire qui favorise l’apparition des infections urinaires.

    SYMPTOMATIQUE

    Les symptômes typiques se réduisent souvent aux problèmes de miction : un fort besoin d’uriner, des sensations de brûlure pendant la miction, parfois douloureuse, une coloration rougeâtre provoquée par des traces de sang dans l’urine. Ceci accompagné par un sentiment de malaise général, de fièvre et de douleur dans la loge rénale sont les signes d’une infection progressive qui remonte en direction du bassin rénal.

    THÉRAPIE

    Une infection bactérienne est rapidement détectable à l’aide de bandelette de test et se traite par une courte thérapie aux antibiotiques. Les infections urinaires récidivantes sont fréquentes chez les jeunes femmes et peuvent être un indice de manque d’hygiène, d’utilisation excessive de lotions pour la toilette intime, ou d’un apport de boissons insuffisant. Les personnes affectées d’infections urinaires récidivantes connaissent bien les premiers symptômes et peuvent prévenir l’installation de la maladie par des méthodes éprouvées comme la prise de thé ou de jus d’airelle.

    Les infections du bassin rénal (pyélonéphrite) sont des maladies compliquées. Elles demandent un traitement antalgique et antibiotique plus intensif et peuvent entraîner une défaillance durable de la fonction rénale.

    Allergie aux acariens2017-03-21T21:30:17+00:00

    INTRODUCTION

    Ce petit animal sournois est dépendant d’un climat humide et chaud.

    En conséquence, notre lit s’avère être un habitat parfait pour lui. Ici il peut se nourrir avec délectation de nos squames de la peau. À partir d’une altitude de 1200 mètres par contre, les acariens ne peuvent plus se reproduire.

    SYMPTOMATIQUE

    Les acariens peuvent provoquer un rhume chez les allergiques, ainsi que des yeux rouges, des eczémas et/ou de l’asthme. Des symptômes d’allergie durant toute l’année sont très suspects.

    THÉRAPIE

    Le traitement consiste en l’éloignement des agents allergènes, c’est-à-dire en l’utilisation d’un revêtement de matelas anti-acarien qui ne laisse pas passer les petites bêtes. De plus, il y a la possibilité de prendre des médicaments en cas de crise d’allergie.

    Lésions de la peau et des muqueuses2018-04-16T17:01:13+00:00

    haut-schleimhaut-verletzungen

    La peau et les muqueuses sont bien plus qu’une simple enveloppe. En conséquent, leurs lésions sont pertinentes pour notre santé. Les blessures de la peau ou des muqueuses peuvent être apportées mécaniquement (écorchures, coupures), chimiquement (brûlures par des produits acides ou alcalins) ou thermiquement (brûlures au feu ou a l’eau bouillante).

    Les symptômes sont

    • Douleurs
    • Rougeur, enflure, saignements
    • Formation de cloques/ulcères

    Les premiers soins impliquent

    • Stopper l’influence de l’agent nocif (substance irritante, produit acide, chaleur)
    • Nettoyage et refroidissement de la partie de la peau (ou des muqueuses) concernée avec de l’eau à température corporelle
    • Consulter un personnel médical
    • Ménager les parties concernées
    • Autres mesures à prendre selon la concertation avec le personnel médical

    Attention

    Il faut prendre en compte que ce qui a blessé le patient, peut également blesser le secouriste. Il faut s’assurer du fait que les substances nocives ne sont pas un danger pour les secouristes. Les brûlures sont souvent sous-estimées. En particulier lors de brûlures au visage, aux parties génitales, aux articulations et aux pieds/mains, ainsi que pour les brûlures avec formation de cloques il faut toujours consulter un personnel médical. En cas de brûlure/blessure de l’œil : Nettoyer avec une solution de rinçage appropriée. Ensuite, ne pas exercer d’effet mécanique sur l’œil concerné. Consulter un personnel médical (clinique d’ophtalmologie).

    Thèmes d’approfondissements

    Manœuvre de Heimlich2017-03-21T21:39:00+00:00

    Étouffement imminent

    Si tu vois que quelqu’un est au point de s’étouffer (p.e. après avoir avaler de travers), prends ces mesures décrites ci-dessous:

    1. Incite le patient à tousser. Donne-lui des coups dans le dos. La seconde étape est réservée uniquement au patient qui se fatigue à la toux.
    2. La manœuvre de Heimlich : Entoure le patient qui se trouve en position debout par derrière avec tes bras. Forme un poing avec l’une de tes mains et positionne-la sur la partie supérieure du ventre du patient en la couvrant de ta deuxième main. Appuie rapidement et fermement son ventre en tirant vers le haut. Important : Pendant la manœuvre de Heimlich il existe un risque de blesser les organes intra-abdominaux. Le patient doit donc à tout prix faire un contrôle à l’hôpital à la suite de la manœuvre. Explication en podcast : La manœuvre de Heimlich.
    3. Si les deux méthodes ne fonctionnent pas, le patient va finir par passer en arrêt respiratoire en perdant connaissance. Il est temps de procéder à la réanimation en employant le massage cardiaque.
    Analyse de la fréquence cardiaque2018-04-16T17:01:13+00:00

    herzfrequenzanalyse

    Le pouls – comme valeur de référence centrale

    (Pour une meilleure compréhension il est favorable de lire d’abord l’article sur le test de Conconi)

    Les bases physiologiques

    Le cœur, le moteur de la vie, entretient notre circulation en tant qu’organe central. Cet organe creux musculaire est capable de distribuer le sang oxygéné de nos poumons dans notre corps à l’aide de contractions rythmiques.

    Au calme et pour les mouvements légers du quotidien, notre cœur bat à un rythme de 60 à 100 battements par minute et éjecte environ 5 litres de sang par minute (débit cardiaque). Les sportifs, en particulier les sportifs d’endurance, ont souvent un pouls au repos qui est beaucoup plus bas. Leur cœur entraîné leur permet de propulser plus de sang par battement de cœur, et donc de réduire le nombre de battement pour atteindre le même débit cardiaque nécessaire.

    Sous charge physique, le besoin en oxygène de notre corps, et surtout celui de nos muscles sollicités, augmente considérablement. Pour couvrir la demande de nos muscles il faut que le cœur leur fournisse plus de sang oxygéné. Cela signifie une augmentation du débit cardiaque.

    Ceci est généré principalement par une accélération du pouls. Une bonne règle générale pour estimer la fréquence maximale de notre cœur est : 220 – l’âge. Le débit cardiaque peut être augmenté jusqu’à environ 30 litres par minute.

    L’analyse de la fréquence cardiaque – comment et pourquoi?

    Important : Aucun cœur, aucun corps, aucun être humain est identique ! C’est pour cela qu’un entraînement optimal nécessite des valeurs cibles et indicatives déterminées individuellement.

    L’analyse de la fréquence cardiaque se fait dans le cadre du test de Conconi. Tout comme il est décrit dans le chapitre correspondant, la fréquence cardiaque est mesurée dans des intervalles réguliers tout comme le taux de lactate dans le sang. Ces valeurs sont représentées à l’aide de graphique pour une meilleure compréhension.

    En sachant que le seuil anaérobie se trouve à 2.5mmol/l, on peut donc rechercher et définir individuellement la plage d’entrainement aérobie optimale. Le plus simple est d’utiliser un graphique qui compare la performance avec le pouls et le lactate. Cela permet de lire le seuil anaérobie et son pouls associé (flèches noires).

    Dans notre exemple, le seuil anaérobie se trouve à un pouls de 150. Pour être sûr de ne pas dépasser le seuil, il faudrait fixer comme limite supérieure un pouls à 145 et comme limite inférieure un pouls de 135. Le but est de ne pas dépasser le seuil anaérobie, mais de s’en rapprocher le plus possible lors de l’entraînement, car c’est dans cette plage de performance que l’on va obtenir le plus grand effet d’entraînement.

    L’essence est de renverser le principe décrit ci-dessus pour associer la fréquence cardiaque à une valeur de lactate estimée. Il est possible, avec le savoir de l’analyse de la fréquence cardiaque, de faire une estimation de l’acidification musculaire. Avec un pouls de 135 la demande et l’apport en oxygène est équilibré. Le corps ne subit aucune acidification ! Avec un pouls à 170 la demande d’oxygène en dépasse l’apport et on passe à une situation métabolique anaérobie avec la production de lactate et donc avec une acidification des muscles!

    Insuffisance cardiaque2018-04-16T17:01:13+00:00

    Il est important de faire la différence entre une insuffisance cardiaque chronique et aiguë. Alors que l’insuffisance aiguë est souvent un événement tragique qui entraîne une hospitalisation immédiate, l’insuffisance chronique se montre plutôt comme une baisse de performance progressive au fil des années.

    Une insuffisance cardiaque est souvent due à un trouble fonctionnel du muscle cardiaque – dans deux tiers des cas, il s’agit d’une faiblesse du muscle. La cause la plus fréquente d’insuffisance cardiaque dans les pays occidentaux est un trouble de la circulation du cœur accompagné d’une hypertension artérielle. Une insuffisance passagère est pour la plupart causée par une inflammation du muscle cardiaque.

    SYMPTOMATIQUE

    Le symptôme principal d’une insuffisance cardiaque gauche est un essoufflement (une dyspnée) lors de charge physique, ou, dans un stade plus avancé, même au repos. La dyspnée s’intensifie souvent en position couchée, ce qui peut, dans des cas graves, provoquer des crises de dyspnée fatale la nuit accompagnées de toux. Finalement, ceci peut mener à un œdème pulmonaire cardiaque (« de l’eau dans les poumons ») avec une dyspnée grave et une sortie du liquide dans les alvéoles, qui se fait reconnaître par un bruit à la respiration, qui rappelle un « gargouillement », et par le crachat « mousseux » du patient.

    L’insuffisance cardiaque mène à une accumulation d’eau dans le corps – dans les poumons pour l’insuffisance cardiaque gauche, dans les jambes et l’abdomen pour l’insuffisance cardiaque droite. Dans certains cas elle peut même engendrer des problèmes de foie.

    La forme la plus sévère de l’insuffisance cardiaque est le choc cardiogénique, qui se manifeste souvent avec une dyspnée sévère, un trouble de la conscience, des sueurs froides, un pouls faible et rapide, et des extrémités froides (pieds et mains).

    Rhume des foins2018-04-16T17:01:13+00:00

    Dès que le printemps arrive, le rhume des foins embête beaucoup de personnes. Il paraît que d’année en année le nombre de personnes allergiques au pollen augmente. Effectivement, l’apparition du rhume des foins a pris en nombre dans ces dernières années. D’une part ceci est dû à une certaine transmission génétique de la prédisposition à développer une allergie au pollen, mais, d’autre part, une hygiène plus rigoureuse, l’augmentation de l’agressivité des allergènes causée par les polluants, ainsi qu’un changement des habitudes du quotidien y jouent un rôle.

    L’inflammation du rhume des foins se constate principalement dans les voies respiratoires en haut et se représente avec beacoup de effets secondaires comme l’asthme ou une sinusite. L’histamine joue un rôle-clé aux allergies, qui est aussi un médiateur aux inflammations et des brûlures.

    La prise en charge du rhume des foins se fait de trois manières différentes:

    • Éviter les produits qui déclenchent l’allergie
    • Pharmacologie : des médicaments anti-inflammatoires ou des médicaments qui bloquent les effets symptomatiques de l’histamine dans le corps.
    • Hyposensibilisation : L’allergène est injecté dans notre corps en petite dose pour y développer une insensibilité durable.
    Hémorragie intracrânienne2017-03-21T21:54:07+00:00

    Le terme hémorragie intracrânienne est utilisé pour désigner tout saignement à l’intérieur du crâne et contient donc les hémorragies

    • dans le cerveau lui même
    • entre le cerveau et la calotte osseuse

    CAUSES

    Les causes peuvent être des traumatismes (p.e une chute, un coup sur la tête, etc.), de l’hypertension artérielle, des tumeurs, des malformations de vaisseaux (p.e un vaisseau ballonné = anévrysme) et des troubles de la coagulation du sang.

    Tout ce qui nuit aux vaisseaux sanguins représente un facteur risque ! La cigarette, le diabète, l’hypertension artérielle – pour seulement en nommer les plus fréquents.

    L’influence de l’alcool peut être mentionnée une fois de plus à cet endroit, car les chutes sur la tête, suite à un manque de réflexes protecteurs, sont beaucoup plus fréquentes sous l’effet de l’alcool (de plus, les alcooliques chroniques dévoilent des dommages hépatiques qui empêchent la coagulation).

    La prédisposition familiale joue surtout un rôle pour les troubles tissulaires et pour les patients souffrant d’hypertension artérielle.

    Coup de chaleur2018-04-16T17:01:13+00:00

    Coup de soleil

    Un coup de soleil (également appelé « insolation ») apparaît après une exposition directe et intensive de la tête et de la nuque au soleil. Ceci provoque une irritation et une inflammation des méninges.

    SYMPTOMATIQUE

    Le coup de soleil se manifeste comme un mal de tête et une douleur à la nuque sévère. Il peut être accompagné de nausée, de vomissements ou d’acouphène.
    Dans des cas avancés, une altération de la conscience peut être retrouvée qui peut aller jusqu’au coma.

    THÉRAPIE

    Le patient devrait éviter toute exposition supplémentaire au soleil, se reposer, veiller à une prise de boisson suffisante, et éventuellement se refroidir à l’aide d’une douche.

    PROPHYLAXIE

    Ces coups de soleil peuvent être prévenus par le port d’un chapeau de préférence de couleur claire et en évitant les expositions trop longues au soleil.

    Coup de chaleur

    On parle d’un « coup de chaleur » quand le corps n’est plus capable de rendre à travers la peau la chaleur accumulée.

    SYMPTOMATIQUE

    Le patient se présente avec une peau rouge, sèche et chaude. Les vaisseaux sanguins sont dilatés, le sang stagne, la circulation est troublée, et ceci peut aller jusqu’à une syncope due à la chaleur, c’est-à-dire une perte de connaissance de courte durée.

    THÉRAPIE

    La personne concernée devrait être amenée à un endroit frais ou au moins à l’ombre, avec le haut du corps relevé. Les habits devraient être enlevés pour que des tissus humides puissent être appliqués sur la peau pour la rafraîchir à l’aide de l’effet d’évaporation qui provoque une perte de chaleur.
    En cas de perte de connaissance, placez le patient en position latérale de sécurité et alarmez les secouristes.
    La consommation d’alcool ainsi que la position debout prolongée peuvent entraîner ces symptômes. Boire suffisamment et se tenir à l’ombre aident à éviter les coups de chaleur.

    Toux2017-03-21T22:03:19+00:00

    La toux est un reflexe physiologique provoqué par une activation de récepteurs des voies aériennes supérieures et inférieures. La toux a plusieurs fonctions importantes, p.e. la protection contre les substances nocives inhalées, le nettoyage des bronches ou bien en tant qu’indicateur de pollution atmosphérique.

    Alors que la toux représente, chez le patient en bonne santé, une simple réponse physiologique à une irritation, elle est souvent aussi l’un des premiers symptômes dans les maladies pulmonaires.

    La toux est décrite étant non-productive (sèche) ou productive. Si la toux persiste pendant plus de 3 semaines, par définition, on va parler d’une toux chronique. Les toux aiguës sont souvent causées par des infections virales des voies aériennes. La plupart du temps, les symptômes sont auto-limitants et ne nécessitent pas de clarifications supplémentaires..

    Hypertension2018-04-16T17:01:13+00:00

    On parle d’hypertension artérielle quand la pression artérielle systolique dépasse les 140 mmHg (ou 90 mmHg pour la pression artérielle diastolique).

    La pression artérielle est dépendante du volume sanguin, des conditions vasculaires (résistance) et de la puissance de pompage du cœur. Il existe aussi une corrélation avec l’âge qui montre que la pression artérielle augmente avec l’âge. En conséquent, c’est surtout la population des personnes âgées qui est la plus atteinte.

    On doit distinguer l’hypertonie première et secondaire. Alors même que l’hypertonie première est un tableau clinique séparé, l’hypertonie secondaire suppose une interaction complexe des plusieurs facteurs..

    Les facteurs de risque sont p.e.:

    • des prédispositions familiales
    • l’âge
    • le diabète (type I et II)
    • la cigarette, l’excès d’alcool
    • une alimentation trop salée ou trop grasse
    • les médicaments
    • le stress chronique
    Hypoglycémie2018-04-16T17:01:13+00:00

    Hypoglycémie

    INTRODUCTION

    On parle d’hypoglycémie quand le taux de sucre dans le sang est baissé. Ceci est particulièrement fréquent chez les personnes diabétiques. Les médecins utilisent le terme diabetes mellitus pour parler du diabète. Les diabétiques sont des personnes dont le corps n’arrive plus à réguler suffisamment le taux de sucre dans le sang. Les hypoglycémies apparaissent quand les diabétiques prennent leurs médicaments pour contrôler leur sucre (p.e. l’insuline) – et qui ne mange pas assez par la suite. L’insuline transporte le sucre dans les tissus, ce qui peut créer une baisse de sucre dans le sang si aucune prise de nourriture n’a été faite en même temps.

    SYMPTOMATIQUE

    Lors de troubles glycémiques, vous allez généralement retrouver ces symptômes:

    1. Faiblesse, agitation, tremblements
    2. Grande faim
    3. Sueurs froides
    4. Pâleur
    5. Maux de tête
    6. Nausées
    7. Tachycardie
    8. Troubles visuels
    9. Confusion
    10. Convulsions

    THÉRAPIE

    Si le patient est encore conscient et ne souffre que de symptômes légers comme des sueurs froides, des nausées ou des maux de tête, il faut qu’il s’alimente ou qu’il prenne du sucre. Si le patient est désorienté ou qu’il perd connaissance, il faut lui donner le sucre en forme de gel de glucose. Dans cette situation, il faut bien sûr aussi appeler les secours.

    Gel de glucose

    Hyperglykaemie

    Hyperventilation2018-04-16T17:01:13+00:00

    L’hyperventilation vient du mot grec « iper » qui signifie « sur » – et du latin « ventilare » pour « respirer ». Avec l’hyperventilation on désigne une respiration non-physiologique, approfondie et/ou accélérée, qui mène à une réduction de la pression partielle du CO2 de l’air alvéolaire et artérielle. Ceci mène à une accumulation du dioxyde de carbone dans la circulation.

    FORMES

    On différencie deux formes d’hyperventilation : le syndrome d’hyperventilation aigu, qui s’installe en forme de crise avec des contractions musculaires tétaniques, ainsi que le syndrome d’hyperventilation chronique.

    CAUSES

    La profondeur et la fréquence de respiration peuvent être régulées inconsciemment par notre système nerveux. La régulation se fait surtout en mesurant le dioxyde de carbone dans le sang. C’est-à-dire qu’une concentration sanguine de CO2 stimule l’activité respiratoire. Sous certaines conditions cette boucle fermée peut être interrompue, p.e. par des maladies pulmonaires, des traumatismes crâniens, des apoplexies ou – dans la plupart des cas – du stress et de l’anxiété.

    L’expiration excessive du dioxyde de carbone déclenche une alcalose respiratoire, qui provoque à son tour une fixation plus élevée du calcium sérique aux protéines plasmatiques, ce qui apporte à son tour une réduction du calcium ionisé dans le sang, qui est la forme physiologiquement active. En conséquent, les symptômes de l’hyperventilation sont donc surtout dus à l’hypocalcémie.

    SYMPTÔMES

    • Tachypnée
    • Contractions musculaires, tétanie
    • Paresthésie
    • Vertige
    • Anxiété

    En contractant fortement les muscles des avant-bras et des mains (tétanie due à l’hyperventilation), il peut parfois être possible d’observer les caractéristiques « mains de l’accoucheur ».

    THÉRAPIE

    Le traitement de l’hyperventilation dépend de la cause.

    Pour les personnes avec de l’hyperventilation psychique, il est possible d’interrompre les symptômes en apaisant la personne (respectivement en la mettant sous calmant) et en utilisant la ré-inhalation contrôlée.

    Infections2017-03-13T20:20:34+00:00
    Traumatisme d’inhalation2017-03-13T20:22:32+00:00

    Le traumatisme d’inhalation désigne un traumatisme du thorax après inspiration de gaze ou d’aérosols corrosifs, toxiques, de très haute ou basse température. Ceci peut causer dommage à vos voies respiratoires supérieures ou inférieures ainsi qu’à votre poumon. On fait la différence entre trois formes de traumatisme selon la cause:

    • Le traumatisme d’inhalation thermique (explosion, incendie)
    • Le traumatisme d’inhalation chimique (ammoniaque, acide sulfurique, incinération de plastique)
    • Le traumatisme d’inhalation toxique (monoxyde de carbone, acide chlorhydrique)

    SYMPTOMATIQUE

    Les symptômes sont très dépendants de la cause mais les plus fréquents sont la dyspnée, la toux, la cyanose et la perte de connaissance.

    Piqûres d’insectes2018-04-16T17:01:13+00:00

    INTRODUCTION

    Plusieurs insectes peuvent déclencher une réaction allergique avec leurs piqûres.
    Sous nos latitudes, les insectes qui suscitent des réactions allergiques graves sont le plus souvent les abeilles et les guêpes. Dans le cas des moustiques, des fourmis, des frelons ou des taons de fortes réactions sont plutôt rares.

    SYMPTOMATIQUE

    En injectant leur poison directement sous la peau les insectes détournent ainsi notre barrière naturelle et ses mécanismes de défense. Les symptômes varient d’une simple rougeur au lieu de la piqûre, une démangeaisons et une enflure discrète, jusqu’à un état d’altération vitale mortel avec une dyspnée et un arrêt circulatoire – le choc allergique (ou anaphylactique).

    THÉRAPIE

    Lors d’une réaction allergique au poison d’insecte, la thérapie indiquée comprend des mesures immédiates – les personnes avec une allergie prononcée portent souvent leur « set d’urgence » avec eux. Dans le cas d’une piqûre, il faut leur administrer les médicaments nécessaires sans attendre. Ceci demande entre autre l’injection d’adrénaline dans le muscle.

    Mais ils existent aussi des mesures à long terme, comme p.e. une prophylaxie, des instructions sur le comportement à prendre en cas d’urgence, et éventuellement une « hyposensibilisation », ce qui représente une forme de thérapie qui sert à affaiblir notre réaction immunitaire.

    Intubation2018-04-16T17:01:13+00:00

    L’intubation sert à assurer un accès respiratoire sûr à l’aide d’un tube endotrachéal. Ce geste trouve son utilisation pour les personnes inconsciente, sous sédation ou sous narcose – le plus souvent dans la médecine intensive et de réanimation.

    COMPLICATIONS

    Les complications dépendent des essaies d’intubation et de la durée de l’intubation. Les complications suivantes peuvent être retrouvées:

    • Blessures de la trachée ou du larynx
    • Intubation mal placée (œsophage)
    • Intubation unilatérale
    • Endommagements dentaires
    • Stimulation du nerf vague avec bradycardie ou asystolie
    • Spasme laryngé
    • Vomissements
    Flutter ventriculaire2017-03-26T15:33:08+00:00

    Le flatter ventriculaire cause une stimulation concentrique, la fréquence est fortement augmentée. Dans ce cadre le coeur ne pompe presque plus de sang, de sorte que le patient perd conscience et arrête de respirer presque toujours.

    Le flatter ventriculaire se transforme rapidement dans la fibrillation ventriculaire, par laquelle amène l’arrêt cardio-ciruculatoire.

    Fibrillation ventriculaire2018-04-16T17:01:13+00:00

    La fibrillation ventriculaire est une menace aiguë pour la vie, une arythmie tachycarde du coeur, dans laquelle la fréquence du ventricule est fortement augmentée (> 320/min) (voir le ECG en dessous).

    Durant la fibrillation ventriculaire la transmission des impulses électriques du coeur (système de conduction de l’excitation) est dérangé. Les fibres musculaires du coeur se contractent désordonnément, de sorte que l’approvisionnement en sang du corps n’est plus garanti. Les personnes affectées perdent conscience rapidement.

    CAUSES

    • Maladie cardiaque coronarienne
    • Infarctus du myocarde
    • Insuffisance cardiaque
    • Myocardite
    • Hypertension artérielle
    • Malformations cardiaque congénitales

    THÉRAPIE

    En cas de la fibrillation ventriculaire, succède une défibrillation externe avec 200 à 360 Joules de même que une réanimation immédiat selon des règles ABC. La défibrillation est la thérapie la plus efficace, en cas de la fibrillation ventriculaire. On la doit faire le plus que possible. Chaque minute sans défibrillation aggrave la chance d’une réanimation réussi par 10%. Après trois réanimations échoués, on applique des catécholamines intraveineusement et un antiarythmique de la classe III, et on défibrille de nouveau. En cas de persistance d’un rythme cardiaque instable, suit la saturation rapide avec Amiodaron.

    kammerflimmern

    Malaria2017-03-26T15:49:04+00:00

    INTRODUCTION

    La malaria est une maladie tropicale fébrile, transmise par les piqûres de moustiques anophèles.

    Il existe plusieurs agents pathogènes de la famille des plasmodes, qui transmettent trois formes différentes de la malaria:

    1. Malaria tropica, connue comme la forme la plus dangereuse
    2. Malaria tertiana, rarement fatale
    3. Malaria quartana, forme la plus faible

    L’évolution de la maladie dépend du type d’agent pathogène et de la durée de mise en place du traitement. L’infection parasitaire rend sans aucun doute très malade, mais même dans la forme pathologique la plus dangereuse, environ 70% des patients survivent.

    Le parasite plasmodium est transmis par les piqûres de moustique. Les parasites atterrissent ensuite via la circulation sanguine dans le foie où ils se multiplient et restent en veille parfois pendant un certain temps. La crise paludique apparaît quand certains éléments parasitaires passent à nouveau dans le sang et atteignent les globules rouges, qui éclatent à cause de l’invasion parasitaire. Suite à la destruction des globules rouges, des éléments cellulaires sont libérés, qui sont responsables des pics de fièvre. Selon le sous-type de plasmodium, différents systèmes organiques sont touchés, ce qui permet d’expliquer les différences de degré de gravité de la maladie.

    SYMPTOMATIQUE

    Le fait d’avoir séjourné dans les régions tropicales, respectivement dans une région à risque pour la malaria, est essentiel pour la pose de diagnostic, car les symptômes primaires ressemblent beaucoup aux symptômes d’une simple grippe:

    1. Sensation de chaleur et frissons
    2. Maux de tête et douleurs dans les membres
    3. Fièvre

    Contrairement à la grippe, la fièvre apparaît par crises régulières, ce qui est une caractéristique spéciale de la maladie. Le diagnostic est posé selon les symptômes et avec une analyse sanguine.

    THÉRAPIE

    Il n’existe encore pas de vaccin, mais des médicaments préventifs et thérapeutiques sont à disposition. La mesure la plus importante de la prévention réside dans la protection contre les insectes, en portant des habits à longues manches par exemple, en utilisant des sprays insecticides et en faisant attention à garder les chambres protégées, surtout le soir et durant la nuit.

    Pour certains voyageurs, une chimioprophylaxie supplémentaire sous forme de comprimés est nécessaire ; autant durant le séjour sur place que quelques jours avant le départ. Comme pour chaque médicament, il y a des effets secondaires ; certaines formes médicamenteuses sont déconseillées pour les enfants et les femmes enceintes.

    Une préparation minutieuse du voyage comprend aussi une consultation médicale, par exemple chez le médecin traitant ou dans un institut pour médecine tropicale.

    Médicaments2017-03-26T15:56:07+00:00

    Tous les médicaments ont à la fois des effets voulus et des effets secondaires. Il n’y a alors pas de panacée, qui indiquerait que faire en cas de surdosage accidentel ou si un enfant prend des médicaments.

    Les médicaments n’appartiennent pas, pour plusieurs raisons, à la pharmacie de premiers secours:

    • D’un point de vue légal, la prescription de médicaments est sous responsabilité médicale.
    • Selon les principes du sanitaire d’entreprise, on doit pouvoir surmonter les urgences efficacement: souvent de simples mesures suffisent à cet effet.
    • Beaucoup de médicaments ont des effets secondaires qui ne sont pas souhaités. La prescription d’un médicament peut rapidement induire une erreur de médication.

    SYMPTOMATIQUE

    Une réaction non souhaitée ne doit pas toujours être reliée à un surdosage ; elle peut aussi être l’expression d’un effet secondaire ou dans les cas les pires à une réaction allergique au médicament : détresse respiratoire, gonflement de la peau et des muqueuses, éruption cutanée soudaine, etc.

    THÉRAPIE

    Le médecin traitant doit être mis au courant, indépendamment du fait qu’il s’agisse d’un effet secondaire « sans danger » ou d’une urgence importante. Cela est important pour l’aspect préventif que les médicaments contenant le même principe actif ne soient pas prescrits à nouveau.

    Méningite2018-04-16T17:01:12+00:00

    Inflammation des méninges

    INTRODUCTION

    Une méningite est une inflammation des tissus cutanés cérébraux et de la moelle épinière et représente jusqu’à preuve du contraire une urgence médicale !

    L’inflammation est due dans la plupart des cas à des virus ou à des bactéries ; dans des cas plus rares, des parasites ou des infections fongiques peuvent aussi être à l’origine d’une méningite. Les agents pathogènes atterrissent dans la circulation sanguine cérébrale ; il faut aussi suspecter une méningite en cas de foyers infectieux ne guérissant pas dans des régions de la tête (inflammations de l’oreille moyenne, sinusites frontales et maxillaires, inflammations dentaires). Des blessures sévères à la tête, comme par exemple des plaies ouvertes importantes, représentent aussi un risque de méningite.

    SYMPTOMATIQUE

    Comme symptômes cardinaux, on note les maux de tête, la raideur nucale, la fièvre, les nausées, les diminutions de l’état de conscience et la sensibilité à la lumière. Ces symptômes sont souvent accompagnés de vertiges, de convulsions jusqu’à l’état comateux. Les petits enfants montrent fréquemment des symptômes non spécifiques, semblables aux symptômes grippaux ; ils se nourrissent peu et sont très fatigués et mous. Chez les nourrissons, on trouvera le cas échéant des fontanelles bombées.

    Un signe particulier d’alarme est l’apparition de petits saignements sous forme de taches foncées rouge-bleu et de nodules sur la peau, surtout aux extrémités. La méningite est diagnostiquée par analyse sanguine et par ponction lombaire, ce qui signifie la prise de liquide nerveux dans la région des vertèbres lombaires.

    THÉRAPIE

    Une méningite non traitée peut être fatale. C’est pour cela que lors d’une suspicion de méningite, on traite directement, sans confirmation de diagnostic ! Le patient reçoit alors un cocktail pharmaceutique comprenant des antibiotiques, injecté directement par voie veineuse. Les personnes étant en contact proche avec une personne atteinte de méningite doivent aussi recevoir une prévention antibiotique (comprimés).

    PROPHYLAXIE

    On peut vacciner en prévention contre certains agents pathogènes de la méningite (FSME ou Haemophilus influenzae).

    Douleurs menstruelles2018-04-16T17:01:12+00:00

    INTRODUCTION

    Presque chaque femme a des douleurs de temps en temps ou chaque mois dû à ses règles.

    1. Douleurs menstruelles primaires: apparaissent avec le premier saignement, sans maladie sous-jacente, souvent chez les femmes plus jeunes.
    2. Douleurs menstruelles secondaires: apparaissent plus tard dans le cycle puis disparaissent selon la cause gynécologique principale.

    SYMPTOMES

    1. Symptômes prémenstruels: tension dans la poitrine, oedème, humeur dépressive, irritation.
    2. Douleurs menstruelles: maux de tête, de dos, dans le bas ventre sous forme de coliques, diarrhées, nausées.

    Les douleurs menstruelles sans maladie gynécologique de base apparaissent à cause des fortes contractions musculaires et des hormones tissulaires ainsi qu’à cause des produits du métabolisme qui augmentent la traction de l’utérus et activent les récepteurs à la douleur. Dans quelques cas, les douleurs sont si fortes que les femmes sont limitées dans leurs performances quotidiennes.

    THERAPIE

    Il y a plusieurs options thérapeutiques pour soigner les douleurs menstruelles. En cas de symptômes légers, le thé, les bouillottes, les mouvements (sport) peuvent suffire à améliorer la perfusion sanguine et à diminuer le stress tissulaire. En cas de douleurs sévères et de crampes, le magnésium est souvent utilisé ainsi que des anti-douleurs et des moyens contraceptifs hormonaux. En cas de douleurs menstruelles secondaires, la thérapie sera ciblée en fonction de la cause.

    Migraines2018-04-16T17:01:12+00:00

    INTRODUCTION

    Les migraines sont des maux de tête récurrents par périodes et par crises. Les douleurs sont si fortes que la personne touchée peut ne plus être capable d’effectuer ses activités quotidiennes.

    SYMPTOMATIQUE

    Les maux de tête, la plupart du temps pulsatiles et touchant une moitié de la tête, sont souvent accompagnés d’autres symptômes comme des nausées, des vomissements, une sensibilité à la lumière et aux bruits. Chez beaucoup de patients, la crise se présente avec une sensibilité augmentée à la lumière et des troubles de perception (par exemple la vision de scintillements). Une « crise » peut durer entre 4 et 72 heures.

    THERAPIE

    Les anti-douleurs, comme l’aspirine, le panadol ou l’ibuprofène peuvent être utilisés en thérapie aiguë ; ou alors des médicaments spécifiques contre les migraines.

    De manière générale, on ne devrait donner des médicaments au patient atteint de migraine uniquement s’il s’agit de « maux de tête connus depuis longtemps » et qu’il connaît déjà le médicament en question. Dans les autres cas, on devrait appeler les secours professionnels (par exemple le 144).

    Maux de tête

    INTRODUCTION

    Les maux de tête appartiennent aux douleurs les plus fréquentes dans nos latitudes. La cause peut être l’irritation des organes de la tête (musculature, vaisseaux sanguins, méninges, nerfs) ou alors une maladie sous-jacente. On différencie les maux de têtes primaires et secondaires:

    Primaires:

    • Céphalées de tension
    • Migraines
    • Maux de tête associés à la prise d’un médicament

    Secondaires:

    • Symptôme associé à une maladie (plus rare)

    SYMPTOMATIQUE

    Beaucoup de personnes sont habituées à avoir mal à la tête et en connaissent bien les caractères. On doit faire attention si les douleurs:

    • apparaissent pour la première fois
    • sont inhabituellement très fortes
    • sont différentes que d’habitude
    • sont post-traumatiques (coup à la tête, violence, etc.)

    THERAPIE

    La plupart du temps il suffit de repos pour faire disparaître les maux de tête. Parfois un anti-douleur est quand même nécessaire pour faire diminuer les douleurs ; les plus connus sont l’Aspirine (acide salicylique), le Panadol (paracétamol) ou le Brufen (ibuprofène).
    On ne doit jamais donner à un patient un médicament qu’il ne connaît pas ou qu’il n’a encore jamais pris.

    Rupture de la rate2017-03-28T22:34:32+00:00

    Grâce à sa position sous l’arc côtier gauche, la rate est bien protégée et ne peut être blessée que lors d’impact externe massif. Une rupture de la rate peut être causée en cas de lourd accident de la route ou à cause d’un coup très fort sous l’arc côtier gauche. Une rupture de la rate va induire un saignement important dans la cavité abdominale. La prise en charge rapide et urgente est décisive pour le pronostic vital du patient.

    SYMPTOMATIQUE

    A cause de l’écoulement massif de sang dans la cavité abdominale, on a un manque de liquide dans la circulation sanguine. Si un grand volume sanguin s’écoule en peu de temps dans la cavité abdominale, l’abdomen va être irrité et douloureux ; cela induit une tension réflexe de la musculature de la paroi abdominale et alors un ventre dur comme du bois. Si la perte de sang a lieu sur une plus longue période, il peut pendant un certain temps et sous certaines conditions ne pas y avoir de douleurs primaires.

    C’est uniquement quand la perte de sang devient trop importante que la pression dans les vaisseaux sanguins va fortement diminuer et que les symptômes d’une diminution de la perfusion sanguine vont apparaître. Ces symptômes se manifestent surtout par des vertiges, de la confusion, des troubles soudains de la vue ou de faibles maux de tête, car le cerveau n’a tout à coup plus assez de sang.

    Les deux formes d’évolution du traumatisme peuvent entraîner la mort de manière assez soudaine et nécessitent de ce fait une prise en charge urgente.

    DIAGNOSTIC

    Une rupture de la rate doit être soupçonnée en cas de douleurs dans l’épigastre gauche à l’examen clinique après un accident sévère, avec irradiation des douleurs dans l’épaule gauche. D’autres indications sont des marques de contusion sur la partie gauche du thorax ou des fractures de côtes au même endroit.

    THERAPIE

    Si une rupture de la rate est trouvée à l’examen clinique, on doit intervenir chirurgicalement en urgence pour arrêter le saignement. Dans la plupart des cas, une rupture de la rate ne peut pas être réparée. Pour arrêter le saignement, il faut souvent enlever complètement la rate rupturée.

    Courbatures2017-03-28T22:38:27+00:00

    Que sont les courbatures et comment apparaissent-elles?

    Auparavant, il était d’avis que les courbatures apparaissaient suite au surplus d’acidité des muscles (augmentation de lactate ou d’acide lactique). Des recherches poussées durant les 30 dernières années ont modifié cette théorie et soutiennent actuellement la thèse de micro-lésions musculaires comme première cause des courbatures. Il s’agirait de petites déchirures dans les fibres musculaires. Un muscle est en effet composé de fibres musculaires.

    Il y a trois types de fibres musculaires dans notre corps : les fibres musculaires squelettiques (groupes de muscles mobilisés volontairement, comme le biceps, le triceps, etc.), les fibres musculaires cardiaques (coeur) et les fibres musculaires lisses (muscles fonctionnant de manière automatique, comme par exemple dans l’estomac, les intestins, les vaisseaux, etc.).

    Les courbatures n’apparaissent que dans les muscles squelettiques. Le mécanisme exact comment les lésions mènent aux douleurs rapportées est aujourd’hui encore controversé. Lors de la régénération, plusieurs fibres musculaires se forment et la masse musculaire augmente.

    Quand a-t-on des courbatures et combien de temps cela dure-t-il?

    Les courbatures apparaissent lors d’activité corporelle inhabituelle, après une longue pause sans sport, après un exercice particulièrement difficile ou lors de nouveaux exercices sportifs. Les courbatures apparaissent au plus tôt après quelques heures après l’exercice physique, atteignent leur maximum après environ 3 jours et durent jusqu’à une semaine. Les muscles sont rigides, enflés, faibles et sensibles aux chocs.

    Qu’est-ce qui aide et qui n’aide pas contre les courbatures?

    Comme il s’agit d’une lésion, on recommande surtout la préservation et le repos du muscle. Une régénération plus rapide grâce à l’effet d’anti-douleurs, d’anti-inflammatoires, de vitamines ou d’acides aminés n’a pas pu être prouvée. Des étirements passifs ou un travail musculaire léger peuvent momentanément diminuer les courbatures.

    Comment éviter les courbatures?

    Une augmentation lente et régulière des efforts physiques est la meilleure méthode pour habituer les muscles à s’adapter. Comme prévention, on recommande un échauffement complet, des étirements et des massages musculaires, même si cela n’a un effet positif que lors des toutes premières indications.

    Epistaxis – saignements de nez2017-03-28T22:44:09+00:00

    INTRODUCTION

    Le nez a pour fonction de réchauffer et d’humidifier l’air inspiré. Pour assurer cette fonction, le nez est tapissé de beaucoup de petits vaisseaux à la surface de la muqueuse nasale. Par la régulation du diamètre vasculaire, de la chaleur et du liquide peuvent être directement ajoutés à l’air inspiré. L’air sec, les allergies, les refroidissements ainsi que les irritations de la muqueuse sont des causes de lésion de la muqueuse nasale.

    SYMPTOMATIQUE

    Les petits vaisseaux peuvent éclater, ce que l’on appelle un saignement de nez classique. Chez les enfants, les vaisseaux peuvent aussi être blessés si l’on se gratte l’intérieur du nez trop fortement.

    THERAPIE

    Normalement, les saignements de nez ne sont pas dangereux. Le patient doit s’asseoir sur une chaise et pencher la tête en avant. Il doit se pincer les narines avec le pouce et l’index durant au moins une minute. Une lavette froide sur la nuque va faire baisser la perfusion sanguine dans la tête et ainsi diminuer le saignement. Le fait d’avaler du sang induit de fortes nausées ; le sang devrait être plutôt recraché.

    Si le saignement ne s’arrête pas en quelques minutes, on devrait consulter un médecin. Les saignements de nez induit par un trauma nasal (par exemple coup sur le nez) devraient aussi être un motif de consultation car le cartilage nasal (tout comme le cartilage des oreilles) peut réagir de manière très sensible aux lésions et dans les cas les plus graves avoir comme conséquence de graves déformations. Des troubles de la coagulation et une pression sanguine trop élevée peuvent induire des saignements de nez. Ces causes de saignement sont plus dangereuses et doivent alors toujours être discutées avec un médecin.

    PROPHYLAXIE

    Un humidificateur d’air, des baumes, sprays et lavages nasaux peuvent préventivement aider contre les saignements de nez.

    Calculs rénaux2018-04-16T17:01:12+00:00

    INTRODUCTION

    Les calculs rénaux se forment quand les substances dans l’urine, qui sont normalement solubilisés, se cristallisent. Ils sont élaborés suite à un excès d’une des substances ou un manque de facteurs inhibant la formation de calculs. Les causes de formation de calculs rénaux peuvent être un manque d’apport liquidien ou alors une maladie métabolique, des facteurs héréditaires ou encore un contenu acide trop important dans l’urine ; la plupart du temps, la cause précise n’est pas claire.

    La taille des calculs peut varier considérablement : de la taille d’un grain de maïs à quelques centimètres. Dans la plupart des cas, ils apparaissent de manière individuelle et sont plus fréquents chez les hommes que chez les femmes.

    SYMPTOMATIQUE

    Les calculs rénaux n’induisent pas de symptômes durant un long moment et sont à ce stade-là décrit comme muets. Si malheureusement ils se déplacent, de très fortes douleurs sont engendrées ainsi qu’un sentiment de pression dans le bas du dos (sur les flancs) – éventuellement avec des irradiations douloureuses dans le dos, l’aine ou les parties génitales. Si l’écoulement d’urine est bloqué par obstruction, dans les reins directement ou dans les voies urinaires hautes, cela crée un reflux et donne lieu à des coliques. L’irritation de la muqueuse à cause du calcul bloqué peut mener à la présence de sang dans l’urine, parfois même visible. Des plaintes plus générales, telles que les nausées, les vomissements, les transpirations soudaines, les palpitations cardiaques et les fluctuations de la pression sanguine sont souvent associées aux douleurs sévères.

    En premier lieu le diagnostic est fait en se fondant sur symptômes de même que ultra-son ou radiographie.

    THERAPIE

    En cas d’apparition nouvelle de douleurs de colique, le patient doit consulter son médecin traitant ou aller directement aux urgences hospitalières. Dans la plupart des cas, il n’y a pas de thérapie spécifique car les calculs rénaux peuvent être dissous en augmentant l’apport de boissons.
    Si le calcul n’est pas dégradé spontanément, à cause de sa taille trop importante ou de l’occlusion des voies urinaires, du bassinet rénal ou de la vessie, on peut aussi détruire les calculs rénaux depuis l’extérieur (thérapie par ondes de choc), à l’aide d’une sangle, en les dissolvant (dissolution) ou par intervention chirurgicale.

    On peut prescrire des antidouleurs spasmolytiques en cas de fortes douleurs ou de coliques. Généralement, l’évolution et le pronostic sont bons, car les calculs rénaux sont excrétés spontanément ; chez la moitié des patients, il n’y a pas de récidive.
    Les complications peuvent apparaître en cas de troubles de la miction, en cas d’élargissement du bassinet rénal et de lésions de la muqueuse. Cela facilite les agents pathogènes, comme les bactéries ou les virus, à envahir la sphère urinaire et à engendrer des infections des voies urinaires et rénales.

    Appels d’urgence2018-04-16T17:01:12+00:00

    Les numéros d’urgence importants

    117 police

    118 pompiers

    144 urgences médicales, ambulance

    145 centre de toxicologie en cas d’urgence d’intoxication

    1414 REGA

    1415 Air Glaciers (sauvetage en Valais)

    Avant d’appeler, il faut penser à certains points importants

    Pour s’en souvenir, il y a une liste de questions:

    Qui? Qui appelle ? Donne ton nom.

    Où? Où s’est déroulé l’accident ? Renseigne-toi sur l’adresse exacte!

    Quoi? Que s’est-il passé ? Décris rapidement la situation d’urgence.

    Combien? Y a-t-il un seul patient ou plusieurs?

    Quel(le)?
    De quelle nature sont les lésions du patient ?

    Autre? Y a-t-il d’autres dangers ou d’autres informations importantes ?

    Le répondant de la centrale téléphonique va en tout premier demander le lieu de l’accident – afin de pouvoir envoyer de l’aide au cas où la connexion téléphonique coupe, par exemple en cas de batterie faible ou de mauvais réseau.

    Si tu ne sais pas où tu te trouves exactement, il existe grâce à une application de la Rega la possibilité d’envoyer tes coordonnées géographiques en même temps que l’appel téléphonique (« iRega »). En cas d’appel via cette application, ta géolocalisation est directement envoyée à la centrale d’alarme de la Rega.

    La police, les pompiers et le service d’ambulances sont tous reliés ensemble. Si tu appelles la police au lieu de l’ambulance à cause du stress, l’alarme sera automatiquement transmise.

    Le centre de toxicologie est un centre de renseignements. En cas d’appel à ce centre, personne ne te sera envoyé sur place mais tu recevras des informations professionnelles sur les intoxications, par exemple si un enfant a avalé du produit détergeant.

    Attention

    D’un point de vue légal, tu n’es pas responsable des coûts engendrés par une alarme, même si l’ambulance n’aurait pas forcément été nécessaire. Par contre, tu peux être poursuivi en justice pour cause de non assistance à personne en danger, si tu n’as lancé d’alarme en cas d’urgence.

    Paraplégie / tétraplégie2017-03-28T23:04:27+00:00

    Paraplégie

    Le terme paraplégie reprend une combination de symptômes apparaissant lors d’une interruption de la transmission nerveuse dans la moelle épinière et comprenant une perte des fonctions motrices, sensibles ou végétatives à cause de la lésion. La cause peut découler de lésions de la moelle épinière (par exemple en cas de fracture vertébrale) mais aussi de tumeurs et d’autres maladies spécifiques.

    SYMPTOMATIQUE

    • Paralysies
    • Troubles sensoriels
    • Sensation modifiée ou absente de la douleur
    • Perturbations végétatives (entre autres : troubles de la circulation sanguine)

    Tétraplégie

    La tétraplégie (du grec : tetra, « quatre » et plēgḗ, « paralysie ») est une forme de paralysie qui touche les quatre membres, c’est-à-dire les jambes et les bras.

    La tétraplégie est un état plus sévère que la paraplégie ; cet état apparaît suite à l’interruption de la moelle épinière au niveau des vertèbres cervicales, ce qui a pour conséquence une paralysie non seulement de la moitié corporelle inférieure mais aussi des bras et de la musculature respiratoire. Les patients tétraplégiques doivent avoir une assistance respiratoire artificielle si la moelle épinière est interrompue au niveau de la 4e cervicale ou plus haut.

    CAUSES

    La plupart du temps, il s’agit d’une lésion sévère de la moelle épinière au niveau des vertèbres cervicales. Elle peut être d’origine traumatique, tumorale, infectieuse, héréditaire, inflammatoire ou idiopathique:

    CONSÉQUENCES

    On différencie les paralysies complètes et incomplètes. En cas de contusion complète, resp. de destruction neuronale, les fonctions sensibles et motrices sont perdues. Dans 50 à 60% des cas il s’agit d’une paralysie incomplète. Les contrôles sensoriels ou moteurs en dessous du niveau de paralysie peuvent être conservés partiellement ou totalement.

    Une limitation sévère de la qualité de vie est causée par les douleurs ou les pertes de sensibilité dans la région autour de la paralysie ou plus bas. Ces douleurs et pertes de sensibilité sont décrites comme brûlantes, piquantes ou lancinantes. Elles sont permanentes ou activées par un stimulus particulier.

    Plus rarement, une tétraparésie peut être induite par une perte bilatérale de centres supérieurs cérébraux (motoneurone supérieur, cortex moteur), par exemple dans le cas d’un AVC.

    Pour finir, la tétraplégie signifie une perte des nerfs innervant la musculature des bras et des bas (plexus brachial, plexus lumbosacral) et de la vessie, du rectum et des fonctions sexuelles ainsi que la perte générale du contrôle musculaire et de la sensibilité en-dessous du niveau de la lésion de la moelle épinière ; bien que selon les statistiques la fonction sexuelle soit moins limitée et plus rarement touchée chez les hommes tétraplégiques que chez les paraplégiques (en cas de paralysie des extrémités inférieures).

    Pneumothorax2018-04-16T17:01:12+00:00

    Un pneumothorax signifie « de l’air dans le thorax ». Il est vrai que nos poumons servent à faire entrer et sortir l’air, afin de fournir de l’oxygène à l’organisme – mais l’air ne sert à rien hors du tissu pulmonaire (entre les poumons et le thorax). Un pneumothorax peut être tout à fait bénin asymptomatique, mais peut aussi être douloureux et dangereux.

    L’air dont il est question lors d’un pneumothorax se trouve dans la soit-disante cavité pleurale, un espace entre les deux couches de la plèvre pulmonaire, qui servent à ce que les poumons s’étendent bien lors de la respiration. Dans cet espace s’exerce une pression négative, ce qui permet au poumon de se tendre de manière idéale.

    S’il n’y a pas de pression négative, soit qu’il s’accumule de l’air dans la cavité pleurale, les poumons ne peuvent plus s’étendre complètement. La capacité fonctionnelle pulmonaire diminue considérablement. Si la quantité d’air présente dans la cavité pleurale est assez grande, le poumons peut même collapser.

    Un pneumothorax peut apparaître suite à une blessure induisant un apport d’air dans le thorax. Par exemple, des fractures de côtes transperçantes, des blessures par piqûres ou par balle, des contusions violentes et des changements de pression extrêmes comme lors de vol ou de plongée (lésion dite barotrauma). Un pneumothorax peut aussi apparaître spontanément, c’est-à-dire sans raison apparente. Les personnes les plus touchées sont les hommes entre 15 et 35 ans, jeunes, minces, grands et les fumeurs.

    SYMPTOMATIQUE

    Un pneumothorax se manifeste par:

    1. de la toux
    2. un sentiment d’oppression dans la poitrine
    3. une respiration rapide
    4. une détresse respiratoire et une sensation d’étouffement

    Une complication potentiellement fatale est le pneumothorax sous tension : une forme de ventilation apparaît suite à la blessure de la paroi thoracique, ce qui amène à chaque respiration une quantité d’air plus grande dans le thorax mais qui ne permet pas de faire sortir l’air. La pression dans la cavité pleurale est alors si grande que les organes dans le thorax sont compressés de l’autre côté.

    Si on ne reconnaît pas les symptômes, une diminution de la pression sanguine à cause de la compression des vaisseaux menant au coeur peut être induite et engendrer comme conséquence un état de choc et un danger vital immédiat.

    THERAPIE

    Le corps peut résorber et éliminer tout seul de petites quantités d’air. En cas de plus grandes quantités d’air, accompagnées de sang, de sécrétions ou de pus, la mise en place d’un drain est nécessaire pour faire sortir l’air de la cavité pleurale et enlever le liquide. Le pneumothorax sous tension est une urgence grave qui doit être traitée rapidement!

    Pseudo-croup2017-03-28T23:12:27+00:00

    INTRODUCTION

    Le pseudo-croup est une inflammation, la plupart du temps virale, du larynx et de la trachée, sous les cordes vocales. L’inflammation apparaît souvent chez les nourrissons et les petits enfants jusqu’à 6 ans.

    SYMPTOMATIQUE

    La restriction soudaine des voies aériennes par le gonflement des muqueuses mène à une détresse respiratoire, apparaissant sous forme de crise, de toux aboyante et de bruits respiratoires sifflants. Ces crises se manifestent la plupart du temps la nuit.

    Chez les enfants, les voies respiratoires sont très étroites. Un gonflement des voies aériennes peut être alors très dangereux.

    Le diagnostic se pose à l’aide des symptômes. Il est de ce fait important de reconnaître un pseudo-croup d’un vrai croup, d’une inflammation de l’épiglotte ou d’une obstruction des voies aériennes par un corps étranger.

    THERAPIE

    Le pseudo-croup a une apparence dramatique. En règle générale, il n’est pourtant pas dangereux. L’air froid ou humide aide considérablement. Il est conseillé d’ouvrir les fenêtres ou de laisser couler l’eau bouillante dans la salle de bain.

    Il est tout à fait possible et utile de demander l’avis du service des urgences ou de l’hôpital le plus proche ; ils peuvent vous aider à décider si l’enfant doit être hospitalisé ou non.

    En urgence – le pseudo-croup

    1. L’air froid ou humide est efficace! Ouvrez les fenêtres laissez couler de l’eau chaude dans la salle de bain.
    2. Demander l’avis du service des urgences ou d’un service hospitalier est tout à fait possible et peut vous apporter de l’aide.
    Situations d’urgence psychique chez les adultes2018-04-16T17:01:12+00:00

    Psychische-Notfallsituation-beim-Erwachsenen

    Une situation d’urgence psychique peut apparaître comme une urgence « somatique ». On différencie les épisodes aigus d’une maladie psychiatrique, la suicidalité aiguë et les symptômes psychiques sans maladie psychiatrique sous-jacente.

    Les symptômes sont

    • troubles de l’humeur, mauvaise humeur persistante
    • désespoir et manque de perspectives
    • problèmes de comportement
    • sanglots
    • peur, attaques de panique
    • respiration fortement intensifiée (hyperventilation)

    Les premiers soins impliquent

    • soutien du patient (ne pas le laisser seul)
    • avis d’un professionnel médical
    • en cas d’hyperventilation : attirer l’attention (en cas de nécessité, au moyen de stimulus douloureux) suivi d’une explication claire et rassurante en demandant au patient de respirer plus lentement (Talking down)

    Attention

    Les composantes psychiques ont un rôle important dans beaucoup de situations médicales différentes. Il est important en tant que secouriste d’endosser une fonction explicite : rassure la personne et reste discret. Les difficultés psychiques sont tout aussi normales que les autres douleurs et plaintes somatiques.

    Thèmes d’approfondissement

    Situations d’urgence psychique chez les enfants2018-04-16T17:01:12+00:00

    Psychische-Notfallsituation-beim-Kind

    Une situation d’urgence psychique peut apparaître comme une urgence « somatique » – aussi chez les enfants et les adolescents – et doit être tout autant prise au sérieux. On différencie une maladie psychiatrique sous-jacente et des symptômes psychiques aigus sans maladie psychiatrique. Chez les adolescents, on doit aussi penser à une situation psychique particulière dans le cadre d’une consommation de drogues. On doit aussi mentionner les « cris compulsifs » (spasmes du sanglot) qui peuvent apparaître chez les petits enfants, surtout entre 6 mois et 4 ans.

    Les symptômes sont

    • tristesse profonde ou désespoir
    • sanglots soudains
    • retrait, évitement des contacts, inattention
    • peur, hallucinations
    • respiration fortement intensifiée (hyperventilation)
    • spasmes du sanglot : courte perte de connaissance après cris intenses ou pleurs

    Les premiers soins impliquent

    • proposer du soutien et chercher le dialogue
    • ne pas laisser l’enfant seul, le consoler, lui parler
    • demander l’avis d’un professionnel médical
    • en cas d’hyperventilation : attirer l’attention puis calmer et rassurer l’enfant, lui demander de respirer lentement

    Attention

    Un enfant en situation d’urgence somatique se trouve aussi dans une situation psychique particulière. Il est important d’avoir un comportement empathique et rassurant. Les spasmes de sanglot apparaissent suite à une surcharge émotionnelle, sont très impressionnants mais sont d’un point de vue médical tout à fait bénins.

    Thèmes d’approfondissement

    Massage cardiaque2017-03-28T23:26:14+00:00

    L’expression de « massage cardiaque » (ou pomper) reprend ici le massage cardiaque en cas d’arrêt cardiorespiratoire, aussi appelé « compressions thoraciques ».

    Il faut immédiatement commencer le massage cardiaque. En le faisant, tu peux demander aux secouristes présents d’alarmer les secours et d’aller chercher un défibrillateur.

    Place le patient sur une surface plate et dure (ne pas le laisser dans son lit par exemple). Enlève les vêtements recouvrant le torse et commence les compressions thoraciques après t’être mis à genoux à côté du patient, t’être penché au-dessus de lui et en pressant avec les deux paumes de la main l’une par-dessus l’autre sur le sternum (au milieu du thorax).

    Il faut presser avec force, sur au moins 5 cm de profondeur (chez les adultes) avec un tempo d’au moins 100 compressions par minute. Fais attention de bien relâcher le thorax entre chaque compression – c’est-à-dire de remonter de 5 cm avec les mains – afin d’obtenir un effet de pompe.

    Les compressions doivent être faites jusqu’à ce que le service d’urgence arrive et te remplace ou t’ordonne d’arrêter. Ou jusqu’à ce que le patient revienne à lui.

    Mais il est très improbable que le patient se réveille tout seul entre les compressions. Ce qui peut réellement le sauver sont le défibrillateur et le service d’urgences. Le massage cardiaque permet de gagner du temps, jusqu’à l’arrivée des urgences.

    Sans le massage cardiaque, les chances de survie du patient sont presque nulles ! Ton aide est alors extrêmement précieuse.

    Les compressions thoraciques sont très fatigantes. Il est conseillé de changer régulièrement de masseur. Le défibrillateur analyse le rythme cardiaque toutes les 2 minutes. Comme on ne doit pas toucher le patient durant ces analyses, c’est le moment idéal pour changer de position.

    AVC: Accident Vasculaire Cérébral2018-04-16T17:01:12+00:00

    schlaganfall

    Un AVC est une sorte « d’infarctus du cerveau » : un vaisseau sanguin est bouché, le tissu cérébral ne reçoit plus assez d’oxygène. Il peut aussi y avoir une rupture vasculaire (hémorragie intracérébrale) : on parle aussi d’AVC. Les symptômes d’un AVC dépendent de la région cérébrale touchée.

    Symptômes

    • Maux de tête très forts, unilatéraux, soudains
    • Paralysies et/ou troubles de la sensibilité apparaissant soudainement, la plupart du temps unilatéraux
    • Troubles visuels, de l’équilibre et/ou du langage

    Les premiers soins impliquent

    • Ne pas bouger le patient, surélever le haut du corps
    • (Faire) appeler le 144
    • Rassurer le patient et demander à avoir le calme autour de lui

    Attention

    En cas d’AVC, l’arrivée rapide de secours est décisive. Plus les mesures de secours sont prises rapidement, moins le cerveau aura des séquelles (« Time is brain ! ») Si quelqu’un se comporte soudainement bizarrement sans raison valable, il faut soupçonner un AVC et demander l’avis d’un professionnel de la santé.

    Approfondissement

    Défibriller2018-04-16T17:01:12+00:00

    Utilisation d’un défibrillateur

    DEA signifie Défibrillateur Externe Automatique.

    Cet appareil peut être utilisé par tout le monde et assiste en cas de réanimation. Certains appareils sont placés à des lieux très fréquentés (par exemple dans les gares) avec un accès public. Il faut utiliser le défibrillateur dès qu’il est à portée de main ! Il faut ensuite l’allumer : il va alors dire tout haut ce qu’il faut faire.

    Sors les deux électrodes autocollantes. Décolle le plastique de protection et colle les électrodes comme indiqué sur le dessin (sur le défibrillateur) sur la poitrine nue du patient. Dès que les électrodes sont collées, le défibrillateur analyse automatiquement le rythme cardiaque. Fais attention aux indications données par l’appareil : il te dira quand il faut se retirer, quand un choc doit être délivrer et quand il faut recommencer avec le massage cardiaque.

    Fais attention à ce que personne ne touche le patient avant qu’un choc ne soit délivré.

    schocken

    Vertiges2017-06-04T13:58:11+00:00

    INTRODUCTION

    Les vertiges sont la plupart des cas d’origine bénigne ; ils peuvent par contre aussi être le premier signe d’un début de maladie dangereuse ou de maladie chronique. Les symptômes associés sont importants pour déceler la cause : troubles oculaires, acouphènes, nausées ou maladie sous-jacente telle qu’une pression sanguine élevée, des troubles de perfusion ou une épilepsie. Les vertiges peuvent aussi être le signe de dégradation de l’état général chez des patients ayant eu un traumatisme crânio-cérébral ou une lésion des vertèbres cervicales.

    SYMPTOMATIQUE

    Le sentiment désagréable de déséquilibre, d’avoir la tête qui tourne ou d’être dans un environnement qui tourne est souvent accompagné de nausées, de vomissement, de palpitations cardiaques, de risque augmenté de chute et de peur.

    Vertiges aigus
    Vertiges en cas de peur du vide, tour en carousel, mal de voyage. Les origines des vertiges sont des mauvaises réceptions sensorielles de la vue et de l’oreille interne lorsque l’horizon est vacillant comme par exemple sur un bateau en mer. Ce type de vertiges apparaît dans certaines conditions et disparaît en général rapidement et sans thérapie spécifique. Il existe des médicaments qui réduisent ces vertiges sur le court terme, par exemple dans le cadre d’un mal de voyage.

    Vertiges positionnels
    Il s’agit d’un vertige bénin apparaissant quand on tourne la tête et quand on change de position. Cela engendre de forts vertiges durant environ 30 secondes, qui disparaissent rapidement en gardant la même position. Dans la plupart des cas, la cause est un petit caillot dans l’oreille interne, qui envoie de fausses informations à l’organe central de l’équilibre. Avec certaines manoeuvres motrices, on peut remettre le petit caillot au bon endroit, ce qui fait disparaître immédiatement le vertige.

    Autres causes
    L’abus d’alcool, les drogues, les médicaments, les troubles de la perfusion, ainsi que les lésions du cervelet ou de l’organe de l’équilibre peuvent aussi être à l’origine de vertiges.

    THÉRAPIE

    La thérapie est différente selon l’origine des vertiges. Les vertiges aigus disparaissent la plupart du temps d’eux-mêmes, les vertiges de position nécessitent des manoeuvres motrices bien précises.

    PLS: Position latérale de sécurité2018-04-16T17:01:12+00:00

    Partons du principe que le patient est inconscient, qu’il respire et qu’il n’y a aucune indication pour une lésion de la colonne vertébrale. Tu as déjà pansé les éventuels saignements à l’aide de bandages et pansements. Que faire à présent?

    Les patients inconscients n’ont plus de réflexes. Cela signifie qu’ils ne peuvent pas tousser s’ils vomissent. De ce fait, s’ils sont sur le dos, le contenu du vomissement peut aller dans les poumons et le patient peut potentiellement s’étouffer. C’est pour cela que les patients inconscients doivent être placés en position latérale de sécurité.

    Le patient est tourné sur le côté, sa jambe coincée par le genou opposé pour éviter que le patient ne se retourne. Le plus important en PLS est de mettre la tête en hyperextension et de tourner la tête avec la bouche vers le bas. Cela garantit en cas de vomissement que le contenu ne s’écoule pas dans les poumons.

    Procédure pour mettre en PLS (en allemand).

    Il faut ensuite contrôler régulièrement la respiration et la circulation en faisant un reassesment (recommencer le schéma ABCD depuis le début).

    Squelette2017-06-04T14:03:18+00:00

    Extrémités

    Les jambes et les bras, les mains et les pieds sont dans notre quotidien utilisés comme des outils et des moyens moteurs, exerçant constamment des forces et où des énergies et forces externes agissent ; ils peuvent aussi être l’origine de douleurs.

    Dans ce chapitre, on parlera de lésions osseuses et articulaires ainsi que de saignements, brûlures et lésions électriques.

    1. Fractures
    2. Gelures
    3. Brûlures
    4. Foulures
    Insolation2017-06-04T14:08:44+00:00

    Insolation

    Une insolation est due à des rayonnements solaires directs et intensifs sur la tête et la nuque. Cela engendre une irritation et une inflammation des méninges.

    SYMPTOMATIQUE

    L’insolation entraîne de forts maux de tête et de la nuque. On peut aussi avoir des symptômes associés tels que des nausées, des vomissements ou des acouphènes (sifflement dans les oreilles). Dans des cas plus sévères l’insolation peut mener à des troubles de la conscience jusqu’au coma.

    THÉRAPIE

    Le patient doit éviter de s’exposer au soleil, se reposer, boire beaucoup et éventuellement se refroidir (douche).

    PROPHYLAXIE

    Pour prévenir une insolation, on peut se protéger la tête en portant un chapeau ou tissu de couleur claire et éviter l’exposition prolongée au soleil.

    Coup de chaleur

    On parle de « coup de chaleur » en cas d’accumulation thermique, état dans lequel le corps n’arrive plus à évacuer la chaleur via la peau.

    SYMPTOMATIQUE

    Le patient aura une peau rouge, sèche et chaude. Les vaisseaux sanguins sont dilatés, ce qui baisse le sang, perturbe la circulation sanguine et peut mener à un collapsus thermique, c’est-à-dire une brève perte de connaissance.

    THÉRAPIE

    Le patient doit se refroidir dans un endroit frais ou au moins à l’ombre, avec le haut du corps surélevé. On doit défaire les vêtements afin de pouvoir refroidir la peau à l’aide de linges et serviettes humides.
    En cas de perte de connaissance, mettre le patient en position latérale de sécurité et appeler les secours.
    L’abus d’alcool ainsi que rester longtemps debout augmentent les risques de coup de chaleur. Un apport suffisant en boisson ainsi que le fait de rester à l’ombre ont tendance à en diminuer les risques.

    Spiroergométrie2018-04-16T17:01:12+00:00

    Il s’agit d’un test d’effort, durant lequel on mesure la fréquence cardiaque, la pression sanguine mais aussi les performances respiratoires. Les mesures se font sur un vélo d’exercice mais peuvent aussi se faire sur un tapis de course. Le but étant d’atteindre ses limites au niveau des performances sportives. Durant les exercices, on porte un masque.

    Le masque est relié à des appareils de mesure, ce qui permet d’évaluer les performances respiratoires tout au long de l’exercice. Les volumes d’air à l’inspiration et à l’expiration, ainsi que les concentrations d’oxygène et de dioxyde de carbone sont mesurés de manière continue.

    Au début de l’exercice et au niveau d’effort maximal, on peut en plus faire une prise de sang artériel au niveau du poignet afin d’estimer les gaz sanguins et la concentration de lactate. Dans l’analyse sanguine, on mesure aussi les concentrations d’oxygène, de dioxyde de carbone et d’autres éléments. Cette analyse supplémentaire dépend de la personne responsable du test ainsi que des questions spécifiques relatives au cas. Le test d’effort dure entre 8 et 12 minutes, il est suivi d’une phase de repos de 3 à 6 minutes.

    Pourquoi et quand est-ce qu’une spiroergométrie est effectuée?

    Une spiroergométrie est utile dans trois domaines différents : en premier, afin d’estimer la capacité d’endurance via les mesures de la prise maximale d’oxygène et du seuil anaérobe (voir le chapitre au sujet de l’ergométrie), par exemple chez des sportifs d’élite. Deuxièmement, on peut calculer de manière indirecte le taux calorique utilisé et le métabolisme en substrats, qui nous montre si plus de graisses ou d’hydrates de carbone sont brûlés. En troisième, on peut effectuer des déductions au niveau de la performance du système cardio-circulatoire.

    Si une modification pathologique est présente, il sera alors possible de dire si le facteur limitant se trouve au niveau du coeur ou au niveau des poumons, par exemple chez des personnes avec une mauvaise fonction cardiaque ou pulmonaire. La spiroergométrie est un examen complexe qui est effectué dans le cadre de sport de haut niveau mais aussi dans la prise en charge de maladies cardiaques. Grâce à la spiroergométrie et aux conseils allant avec, les membres du TORTOUR ont aujourd’hui beaucoup plus d’informations au sujet de leurs performances sportives d’endurance, qui peuvent être améliorées avec des entraînements individuels.

    Alimentation sportive2017-06-04T14:19:29+00:00

    Dès que l’on commence à faire un peu plus sérieusement du sport, on se pose tôt ou tard la question de l’alimentation optimale pour tel ou tel sport. Les sportives et sportifs aiment savoir comment rester en bonne santé malgré l’entraînement intensif et comment améliorer leurs performances. Même s’il existe plusieurs livres à ce sujet, voilà un résumé des principes de base :

    L’alimentation pour les sportifs (plus de 5 heures de sport par semaine) est construite sur les mêmes principes que ceux de la pyramide alimentaire. Le but étant de montrer le plus clairement possible les propriétés d’une alimentation équilibrée. Prenons cette pyramide, que tout le monde a certainement déjà vu quelque part, et allons plus en détails à certains endroits, afin de couvrir les besoins supplémentaires de l’organisme.

    Boissons
    Base : la consommation de base doit représenter 1 à 2 litres de boisson non sucrée par jour. Cela comprend par exemple de l’eau, du thé, de la tisane. Le café ainsi que le thé noir et vert doivent être consommés avec modération.

    Sportifs : en plus de la consommation de base, on devrait boire par heure d’activité sportive 0.4 à 0.8 litre de boisson sportive. Ces boissons existent dans presque tous les magasins ; les différents produits varient selon le goût et le prix, même si les marques les moins chères ne sont pas forcément moins bonnes ! En plus des boissons sportives, on peut aussi boire de l’eau.

    Fruits et légumes
    Base : il faudrait manger 3 portions de légumes (dont au moins une portion crue) et 2 portions de fruits par jour. Une portion peut aussi être sous forme de 2 dl de jus de fruits non sucré. Une portion est d’environ 120 grammes.

    Sportifs : idem que pour la consommation de base. On peut aussi manger plus de fruits et de légumes, selon ce qu’on supporte et ce qu’on aime.

    Céréales et fruits à coques
    Base : il faudrait manger 3 portions de céréales (par exemple du pain, des fruits à coques, des pâtes, du maïs, du riz, etc) ; 2 portions de céréales complètes suffisent.

    Sportifs : par heure de sport, on peut manger une portion de céréale supplémentaire. Cela vaut particulièrement si l’on fait du sport plus de 2 heures à la suite. Comme il est impossible de transporter tout un pic-nic sur un vélo, ces portions supplémentaires peuvent très bien être sous la forme d’alimentation sportive spécifique (par exemple barre de céréales de 60-90 gr, gel d’hydrates de carbone ou boissons régénératrices).

    Lait, produits laitiers, viande, poisson, oeufs
    Base : en alternance une portion de poisson, de viande, de fromages ou d’oeufs par jour.

    Sportifs : avec la consommation de base, l’apport en protéines et calcium est suffisant, même en cas de sport intense. Ce domaine alimentaire ne doit pas être supplémenté.

    Huiles, graisses et noix
    Base : par jour 2 à 3 cuillères à café (= 1 portion) pour les repas froids, la même chose pour les repas chauds. On peut en plus manger au maximum 10 gr de pâte à tartiner. 20 à 30 gr de noix sont aussi recommandés.

    Sportifs : par heure de sport il faudrait manger une demi-portion supplémentaire.

    Sucreries, snacks salés et boissons énergisantes
    Base : ces aliments sont à consommer avec modération. Ils ne représentent pas de nutriments essentiels à l’alimentation mais sont des gourmandises.

    Sportifs : ce principe vaut aussi pour les sportifs ! Il faut faire attention à la consommation d’alcool, qui ralentit le temps de régénération corporelle. En cas d’entraînement intensif et lors de préparation à une compétition, il faut éviter le plus possible de boire de l’alcool.

    Alimentation spéciale et suppléments alimentaires
    Comme on peut le constater, nous renonçons autant que possible à une alimentation spécifique ainsi qu’aux suppléments alimentaires (barres de céréales, gels, etc avec des composants naturels mais fortement concentrés). Ces suppléments peuvent être utiles et sensés si on les consomme de manière ciblée. On doit par contre être conscient qu’il ne s’agit pas d’aliments magiques qui peuvent remplacer le sport ! Il existe tout une gamme de produits alimentaires qui apportent à l’organisme tels ou tels nutriments, dont il a besoin. Ainsi, le corps peut atteindre des performances plus élevées et peut régénérer plus rapidement.

    Voilà une large vue d’ensemble des principes de l’alimentation sportive. Cette liste est très théorique et l’on peut se demander si une telle alimentation est compatible avec le quotidien. Mais si l’on regarde plus attentivement, on verra que ces conseils ne sont pas vraiment différents de l’orientation vers une alimentation équilibrée.
    Ce n’est pas si important si l’on consomme un jour une portion de plus ou de moins. Il faut par contre développer un certain ressentiment d’une alimentation adaptée et modérée, afin de maintenir le corps en bonne santé et lui permettre d’atteindre des performances élevées ; et cela ne vaut pas uniquement pour les sportifs!

    Stroke Unit2017-06-04T14:24:37+00:00

    Une stroke unit (terme anglais pour unité d’AVC) est une unité spéciale dans un hôpital pour la prise en charge en urgence des patients atteints d’un AVC.

    Dans une stroke unit, les patients avec AVC sont pris en charge beaucoup plus rapidement qu’aux urgences normales. Cela permet une augmentation des chiffres de retour à domicile après l’hospitalisation et évite le placement en home de soins. De même que le nombre de décès suite à un AVC a diminué d’environ de moitié.

    En Suisse, il y a plusieurs « Stroke Centers » et des « Stroke Units »:

    Stroke Centers

    • Hôpital Cantonal de St-Gall
    • Hôpital Cantonal d’Aarau
    • HUG, Hôpitaux Universitaires Genève
    • Hôpital de l’Île de Berne
    • CHUV, Lausanne
    • EOC, Ospedale Regionale di Lugano (Civico)
    • USB, Hôpital Universitaire de Bâle
    • Hôpital Universitaire de Zurich
    • Hirslanden, Zurich

    Stroke Units

    • Hôpital Neuchâtelois
    • Centre Hospitalier du Valais Romand
    • Stadtspital Triemli Zürich
    • Hôpital Cantonal de Lucerne
    • Centre hospitalier de Bienne
    • Spital Grabs
    • Hirslanden Clinique St. Anna
    • Hôpital Cantonal de Winterthur
    • Spital Limmattal
    • HFR Fribourg Hôpital Cantonal
    • Hôpital Cantonal de Baden
    • Bürgerspital Solothurn
    • Hôpital Cantonal de Münsterlingen
    Syncope2017-06-04T14:30:30+00:00

    Une syncope est une perte de connaissance soudaine, courte, spontanée et réversible avec perte du tonus de maintien corporel. Une syncope est causée par une ischémie transitoire cérébrale globale. La rémission est spontanée, complète et se passe en quelques minutes.

    Une syncope n’est pas une maladie mais un symptôme non spécifique d’un spectre large et varié de troubles possibles. On différencie plusieurs groupes:

    • Syncope vasculaire (hypotension orthostatique = rester debout trop longtemps par exemple)
    • Syncope cardiaque (troubles du rythme cardiaque, infarctus du myocarde)
    • Syncope neurogène
    • Syncope induite par des médicaments
    • Syncope psychogènes (émotions)

    SYMPTOMATIQUE

    Le déroulement exact d’une syncope peut être individuellement très différent. Dans plusieurs cas, des signes annonciateurs spécifiques précèdent la syncope. Parmi les symptômes les plus fréquents, on note:

    • Perte de connaissance vertiges
    • Vertige
    • Pâleur

    Signes annonciateurs

    • Nausées
    • Vomissement
    • Sensation de pression abdominale
    • Sensation de froid
    • Transpiration
    • Vision floue

    Comme symptômes associés à la syncope, on peut avoir une confusion et parfois aussi à une incontinence (perte urinaire). Si le patient tombe par terre suite à la syncope, on peut aussi avoir des blessures comme signes associés.

    Tetanos2017-06-06T16:58:48+00:00

    Le tétanos est une maladie infectieuse souvent mortelle, qui touche les cellules neuro-musculaires et qui est transmise par la bactérie Clostridium tetani. Les spores résistantes de la bactérie peuvent se trouver partout, des déchets citadins à la terre cultivée. L’infection est transmise si les spores sont en contact avec une plaie ouverte. Sous conditions anaérobiques, c’est-à-dire en l’absence d’oxygène, la bactérie se multiplie et libère des substances toxiques (toxines). La toxine tétanospasmine détruit les cellules neuro-musculaires et cause les crampes musculaires typiques.

    SYMPTOMATIQUE

    Le temps d’incubation est de 2 à 20 jours. Les premiers signes d’un début de tétanos sont des maux de tête, des vertiges, des sudations et des réflexes musculaires augmentés.

    Dans l’évolution de la maladie, des paralysies spastiques se développent. Un trismus caractéristique est souvent décrit pour le tétanos, ce qui mène à un tonus augmenté de la musculature de la mastication jusqu’à avoir un blocage de la mâchoire myogène.

    Certains cas dangereux de la maladie peuvent montrer des crampes tonico-cloniques et toucher la musculature respiratoire, ce qui peut être un danger vital.

    THÉRAPIE

    Le tétanos doit être traité de manière symptomatique sous conditions médicales telles que les soins intensifs. Pour diminuer les crampes tonico-cloniques, les relaxants musculaires peuvent aider. Si la musculature respiratoire est touchée, un mécanisme de respiration artificielle est nécessaire.

    Pour diminuer la production de toxines supplémentaires, la plaie responsable (infectée) doit être scrupuleusement nettoyée.

    Comme prévention contre le tétanos, il existe un vaccin qui assure une immunité sur 10 ans grâce à l’injection d’une toxoïde.

    Nausées2018-04-16T17:01:11+00:00

    INTRODUCTION

    Les nausées désignent en langage familier « un serrement ressenti dans la région gastrique ». Le terme décrit uniquement un symptôme et n’est pas spécifique à une maladie. On peut dire de manière générale qu’une irritation externe mais aussi interne peut déclencher des nausées.

    Parmi les irritations externes, on compte les aliments périmés, les virus ou les bactéries du tube digestif, l’alcool, la tourista, les médicaments et les phénomènes psychiques comme la peur ou l’agitation. Souvent, la personne touchée a aussi envie de vomir. Cela est un (bon) mécanisme de protection du corps pour éliminer la substance néfaste.

    La grossesse, les fortes douleurs, les migraines ou un autre maladie organique (système digestif, cerveau, coeur, reins, foie, organe de l’équilibre et pancréas) composent les irritations internes.

    THÉRAPIE

    Comme les causes des nausées sont diverses et variées, il est impossible de dire ce qui pourrait les soulager au mieux. Dans beaucoup de cas, la nausée est un mécanisme de défense du corps, qui ne devrait pas être stoppé. Il existe pourtant sur le marché de nombreux médicaments contre les nausées et aussi contre le mal de mer. Si le patient doit vomir, il doit en tout cas boire en quantité suffisante (thé, jus de fruits), pour compenser le volume de liquide perdu.

    Hypoglycémie2018-04-16T17:01:09+00:00

    INTRODUCTION

    On parle d’hypoglycémie quand le taux de sucre disponible dans le sang est insuffisant. Cela est assez fréquent chez les personnes ayant une maladie liée au sucre. Quand les médecins utilisent le terme de « maladie liée au sucre », il s’agit du diabète sucré. Les diabétiques sont des personnes dont l’organisme ne peut pas suffisamment bien réguler le taux de sucre. On observe des états d’hypoglycémie chez les diabétiques quand ceux-ci prennent leur médicament faisant diminuer le sucre (par exemple l’insuline) mais ne mangent ensuite pas assez. L’insuline sert de transporteur du sucre dans les tissus ; sans prise suffisante de nutriments, le diabétique aura alors trop peu de sucre disponible dans le sang.

    SYMPTOMATIQUE

    Généralement en cas de troubles liés au taux de sucre sanguin, les symptômes suivants apparaissent:

    1. Faiblesse, agitation, tremblements
    2. Faim importante
    3. Sudations froides
    4. Pâleur
    5. Maux de tête
    6. Nausée
    7. Pouls cardiaque augmenté
    8. Troubles de la vision
    9. Confusion
    10. Convulsions

    THÉRAPIE

    Si le patient est conscient et a de faibles symptômes, comme par exemple des sudations froides, des nausées, des maux de tête, il doit manger afin d’avoir un apport de sucre. Si le patient est désorienté ou s’il perd connaissance, on doit lui administrer du sucre sous forme de gel de glucose (si disponible). Dans une situation semblable, le service d’urgences doit être appelé.

    Glucose-Gel

    Hyperglykaemie

    Irritation2018-04-16T17:01:09+00:00

    Une irritation désigne une lésion de la peau ou des muqueuses par une substance chimique, en général par des acides ou bases forts. Le degré de la lésion dépend du type et de la concentration de la substance irritative, mais aussi de la quantité et de la durée d’application.

    SYMPTOMATIQUE

    Dans le cadre d’une irritation, comme pour les brûlures, la perte de liquide dans la région de contact avec la substance est très importante. De plus, beaucoup de substances irritatives sont toxiques pour l’organisme. La perte de liquide et les fortes douleurs peuvent mener au choc (choc hypovolémique).

    En cas d’irritation dans la bouche ou dans la gorge, on peut avoir un gonflement et ainsi une constriction des voies respiratoires. Un risque d’arrêt respiratoire peut être fatal pour le patient. De plus, en cas de déglutition de substances acides ou basiques, les veines de l’oesophage peuvent être lésées et induire une importante perte de sang dans l’estomac. Les irritations au niveau des yeux mènent souvent en peu de temps à une turbidité de la cornée et ainsi à la cécité.

    PREMIERS SECOURS

    Comme premières mesures contre les irritations de la peau, on rincera en abondance l’endroit touché sous l’eau courante. En cas de concentration élevée de substances acides ou basiques, on enlèvera l’excès de substance avec un tissu / mouchoir avant de rincer pour éviter que la substance ne se disperse au rinçage. Le tissu a donc un usage unique et doit être manipulé avec prudence. Les irritations de grande superficie (étendue) doivent être prises en charge par le service d’urgence et le médecin urgentiste.

    En cas d’irritations dans les yeux, il est important de bien rincer l’oeil assez longtemps et avec une quantité d’eau suffisante.

    En cas d’irritation dans la bouche ou dans la gorge, il faut contacter le centre de toxicologie (145). Les différentes possibilités sont la mesure de dissolution, le charbon médical ou un agent anti-mousse. Faire vomir la personne est dans tous les cas contre-indiqué car l’endroit déjà lésé serait à nouveau en contact avec la substance chimique.

    Intoxications2017-06-06T17:20:01+00:00

    „Tout est poison et rien n’est sans poison; la dose seule fait que quelque chose n’est pas un poison.“
    (Paracelse)

    Chaque substance, en quantité suffisante, peut être toxique pour notre corps. Selon les maladies sous-jacentes ou les médicaments pris au préalable la toxicité d’une substance peut être renforcée.

    Voies d’administration:

    • En mangeant ou buvant
    • Par la peau ou les muqueuses
    • Aspiration
    • Injection

    Il est important de toujours savoir :

    • Ce qui a été pris?
    • À quelle quantité?
    • Quand a été la prise?
    • Comment a été la prise?
    • Ce qui a déjà été fait?

    SYMPTOMATIQUE

    Les symptômes peuvent être très différents selon la substance ingurgitée.
    On listera ici uniquement les substances particulièrement importantes:

    THÉRAPIE – Que faire en cas d’intoxication?

    De manière générale : on ne conseille plus de faire vomir le patient car les bénéfices ne couvrent pas les risques (par exemple : 2e exposition de l’oesophage à la substance toxique, risque d’étouffement et de contamination des poumons).

    Le numéro d’urgence du centre de toxicologie peut donner en tout temps de l’aide et des informations: 145

    Brûlure2017-06-06T17:24:16+00:00

    Les brûlures peuvent être dues à du liquide brûlant, de l’air brûlant, des irradiations, des objets brûlants et des flammes.

    Selon le degré de gravité, différentes couches de la peau et du tissu peuvent être touchées. Il y a les brûlures superficielles, qui ne concernent que l’épiderme (par exemple : coup de soleil) ou les brûlures plus profondes, qui peuvent aller jusque dans les couches musculaires.

    SYMPTOMATIQUE

    Classification des brûlures en 3 degrés:

    1. Degré 1: La peau est rouge (comparable à un coup de soleil). Ce type de brûlure va guérir sans problème et ne demande pas de prise en charge spéciale.
    2. Degré 2a: La peau est rouge et couverte de cloques douloureuses. La base des cloques est rouge. Après 10 à 14 jours environ la brûlure guérit sans thérapie spécifique.
    3. Degré 2b: La peau est rouge et couverte de cloques douloureuses. La base des cloques est blanchâtre et les poils ont tendance à tomber. Ce type de brûlure nécessite une thérapie chirurgicale car la guérison dure sinon plusieurs semaines et laisse des cicatrices.
    4. Degré 3: De sévères lésions cutanées (appelées nécroses) apparaissent et la peau est brun-blanc ou noire. Les brûlures ne font pas mal car les terminaisons nerveuses sont brûlées. Les poils ont aussi tendance à tomber. Ce type de brûlure nécessite une hospitalisation immédiate.

    THÉRAPIE

    Toute brûlure présentant les signes suivants nécessite une hospitalisation:

    1. superficie plus grande qu’une « surface de main »
    2. se trouvant sur une articulation, car la peau va se replier sur soi en guérissant, ce qui peut limiter les mouvements au niveau de l’articulation.

    Une brûlure ne doit pas être refroidie avec de l’eau glacée ou avec de la glace ; cela ferait que les vaisseaux sains se contractent et diminuent l’apport en nutriments et en oxygène sur le lieu de la brûlure. En cas de grandes brûlures (superficie), la couche de protection corporelle est détruite et cela peut mener à une forte perte de liquide via la peau ; c’est pour cela que les patients grandement et fortement brûlés doivent toujours être hospitalisés.

    Foulures2017-06-06T17:26:41+00:00

    On parle de foulure en cas d’hyper-extension des ligaments ou en cas de lésion de la capsule articulaire. La forme la plus connue de foulure est la « foulure de la cheville ».

    SYMPTOMATIQUE

    Selon le degré de foulure, on aura des douleurs, un gonflement local et une incapacité de charge. Il est parfois difficile de faire la différence avec une fracture osseuse et nécessite alors éventuellement une aide professionnelle.

    THÉRAPIE

    En urgence, on surélève le membre touché et on le place en position de repos à l’aide d’une attelle. Le froid aide contre le gonflement et pour diminuer les douleurs. Si aucune charge n’est possible, ou si le gonflement ne diminue pas malgré le froid, une consultation médicale est conseillée.

    Fractures de la colonne vertébrale2018-04-16T17:01:09+00:00

    Une fracture vertébrale peut toucher le corps vertébral, les apophyses épineuses et l’arc vertébral. Une fracture d’une ou plusieurs vertèbres apparaît suite à un coup sévère dans le cadre d’un accident de la circulation, d’une chute ou de violence corporelle. A cause de la compression ou de l’application directe de force sur la vertèbre, l’os se rompt. Souvent, le canal vertébral est touché, soit à cause d’une lésion par fragment osseux, soit par déplacement de la colonne. On craint alors une paraplégie.

    Par opposition, une fracture de la colonne vertébrale chez les personnes âgées entraîne un écroulement de l’os ostéoporotique plutôt qu’une rupture osseuse. A cause de la perte osseuse, les vertèbres deviennent de plus en plus poreuses et perdent leur stabilité. Ces fractures peuvent déjà apparaître en portant un sac de courses ou en éternuant.

    SYMPTOMATIQUE

    Les fractures stables peuvent avoir lieu sans symptômes. Le symptôme le plus fréquent est de forts maux de dos apparaissant tout à coup ; parfois accompagnés de limitations de mouvements ou même de paralysie (paraplégie). Il se peut aussi que d’autres symptômes apparaissent, tels que des réflexes non naturels, des troubles sensoriels ou des phénomènes de paralysie.

    THÉRAPIE

    Le traitement d’une fracture vertébrale peut être opératif ou conservatif. Une prise en charge physiothérapeutique permet de mobilier le patient, d’améliorer la posture corporelle et de ménager certains mouvements. Parfois d’autres moyens sont possibles, sous la forme de corsets et ceintures de soutien.

    Lésions de la colonne vertébrale2018-04-16T17:01:17+00:00

    INTRODUCTION

    La moelle épinière représente la liaison entre le cerveau et le corps. Les voies nerveuses sont bien protégées grâce à la colonne vertébrale.
    En cas de lésion de la colonne vertébrale, le danger est que les voies nerveuses soient aussi endommagées.

    SYMPTOMATIQUE

    Comme conséquence de lésion de la moelle épinière, une paralysie permanente peut apparaître ou la perte de tout un système organique.
    Plus la lésion se trouve en haut de la colonne vertébrale, plus il y a de risques que de nombreuses nerveuses soient endommagées.
    Il est particulièrement important que la moelle épinière au niveau des vertèbres cervicales soient bien protégées, car elle est responsable du contrôle du diaphragme et ainsi de la mécanique respiratoire. Les signes d’une lésion des vertèbres cervicales sont:

    1. Douleurs dans le cou et dans la nuque
    2. Phénomènes sensoriels et/ou
    3. phénomènes de paralysie dans les bras et les jambes

    THÉRAPIE

    En cas de suspicion d’une lésion des cervicales, il faut immédiatement prendre et maintenir la nuque en attelle pour stabiliser et décharger au maximum les vertèbres cervicales.

    Prise en attelle de la nuque

    halsschinengriff

    1. Demander au patient de rester tranquille et de ne pas bouger
    2. Prendre l’épaule gauche du patient avec sa main droite
    3. Poser sa main gauche sur le côté de la tête du patient et presser doucement contre l’avant-bras droit qui sert alors d’attelle
    4. Rester dans cette position jusqu’à l’arrivée des secours
    Cyanose2017-06-06T17:36:48+00:00

    Le terme « cyanose » désigne la couleur bleue que peuvent prendre la peau et les muqueuses. Au sens plus large, ce terme est utilisé pour définir de manière générale une hypoperfusion sanguine.

    PATHOPHYSIOLOGIE

    Une cyanose apparaît suite à une trop faible saturation en oxygène du sang, respectivement du pigment sanguin (hémoglobine). L’hémoglobine oxygénée, c’est-à-dire riche en oxygène, est rouge clair. L’hémoglobine désoxygénée, pauvre en oxygène, a une couleur rouge foncé. Une cyanose n’est visible en règle générale que lorsque la concentration d’hémoglobine désoxygénée est d’environ 5 g/dl.

    CAUSES

    La cause d’une cyanose est en général un apport insuffisant d’oxygène dans le sang, qu’il s’agisse d’un problème de prise d’oxygène par les globules rouges, d’une concentration trop faible en oxygène dans l’air respiré ou d’une distance de diffusion trop grande dans le cadre de modifications pathologiques pulmonaires. Les causes d’une cyanose peuvent être très différentes, d’origine pulmonaire, cardiaque, à la suite d’une intoxication ou de prise de médicaments.

    FORMES

    Cyanose périphérique: la cyanose périphérique apparaît suite à un épuisement en oxygène dans les extrémités corporelles, comme par exemple en cas de diminution de la fonction cardiaque ou en cas de choc (manque de volume sanguin).

    Cyanose centrale:
    la cyanose centrale apparaît soit suite à une oxygénation trop faible du sang dans les alvéoles (par exemple en cas d’emphysème ou de BPCO), soit suite au mélange de sang oxygéné et non-oxygéné à cause d’anastomoses artério-veineuses (shunt droite-gauche).

    Les formes centrales et périphériques de cyanose se laissent cliniquement différencier en pinçant suffisamment fortement le lobe de l’oreille : en cas de cyanose centrale, le lobe restera bleu. Alors qu’en cas de cyanose périphérique, le lobe redeviendra rose quand on le pince (à cause de l’hyperémie).

    Un autre critère clinique de différenciation est la couleur de la langue: en cas de cyanose centrale, la langue sera bleutée, alors que cela n’est pas le cas dans la cyanose périphérique.